Contrats d’objectifs 2026 : les ministres Gouba, Zoungrana et Thiombiano affichent respectivement 61,7 %, 52,34 % et 55,86 % d’exécution à mi-parcours

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Contrats d’objectifs 2026 : les ministres Gouba, Zoungrana et Thiombiano affichent respectivement 61,7 %, 52,34 % et 55,86 % d’exécution à mi-parcours

Ouagadougou, 25 juil. 2026 (AIB) -Les ministres en charge de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, et de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, ont enregistré, samedi, des taux d’exécution respectifs de 61,7 %, 52,34 % et 55,86 % à mi-parcours de leurs contrats d’objectifs, lors de leur évaluation par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Avec un taux de 61,7 %, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières réalise la meilleure performance parmi les trois départements évalués. Structuré autour de cinq objectifs spécifiques et de six orientations prioritaires, son contrat d’objectifs vise à accélérer les réformes dans les secteurs de l’énergie et des mines.

Dans le secteur minier, neuf nouvelles coopératives artisanales ont été créées dans plusieurs régions du pays. Quatre couloirs d’exploitation artisanale ont également été délimités conformément au nouveau Code minier afin de mieux organiser les activités extractives et de favoriser la coexistence entre exploitations industrielles et artisanales.

Le suivi de la production aurifère a été renforcé grâce aux opérations de contrôle, de pesée, de coulage et de colisage. Au 30 juin 2026, les mines industrielles avaient produit environ 26 tonnes d’or fin, tandis que la Société nationale des substances précieuses (SONASP) avait collecté près de 29 tonnes d’or issues des exploitations artisanales et semi-mécanisées, sur une prévision annuelle de 45 tonnes.

Dans le secteur de l’énergie, quatre centrales électriques, dont trois thermiques, ont été achevées, représentant une capacité additionnelle de 126,4 mégawatts. La centrale solaire de Zagtouli (17 MW) est également terminée, tandis que celles de Komsilga et de Donsin sont en phase finale de réalisation.

Le ministre Yacouba Zabré Gouba a salué ces résultats, qu’il attribue aux efforts conjugués des acteurs des secteurs de l’énergie et des mines pour renforcer la souveraineté énergétique et minière du Burkina Faso.

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a, pour sa part, obtenu un taux d’exécution physique de 52,34 %, en hausse de 4,51 points par rapport à la même période de l’année précédente.

Son département a engagé plusieurs réformes visant à améliorer l’offre de formation, notamment à travers l’adoption de textes autorisant la création d’établissements proposant des formations mixtes associant enseignement général, technique et professionnel. Des infrastructures spécialisées sont annoncées à Orodara, Bagré et Samendeni, ainsi que l’ouverture prochaine de l’Académie technologique du Faso.

Le ministère a également renforcé les formations civiques et patriotiques dans les établissements scolaires, en préparation de l’immersion patriotique obligatoire prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a enregistré un taux global d’exécution de 55,86 %. Ce résultat s’appuie sur plusieurs réformes engagées au premier semestre, notamment l’entrée en vigueur des nouveaux régimes des études de licence et de master, l’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, ainsi que l’adoption de nouveaux textes régissant les bourses d’études, les stages et les formations de spécialisation.

Le département a également poursuivi les investissements dans les infrastructures universitaires afin d’améliorer les conditions d’enseignement et de recherche. Sur le plan de la gouvernance, le ministre a indiqué que le taux de normalisation des années académiques atteint désormais 97 %.

En matière de recherche scientifique, des équipes mixtes réunissant chercheurs, enseignants-chercheurs, producteurs, transformateurs et opérateurs économiques ont été mises en place pour orienter les travaux vers les besoins du développement national, notamment dans les filières du blé, du sorgho, de la tomate, de la mangue et de l’anacarde. Le Gouvernement a également mobilisé 12,8 milliards de FCFA au profit de la Contribution spéciale pour la recherche et l’innovation (CORI).

Agence d’information du Burkina
NO/yos

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