ONU/Droit au développement: le Camarade Karamoko Jean Marie Traoré présente la vision du Burkina Faso

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ONU/Droit au développement: le Camarade Karamoko Jean Marie Traoré présente la vision du Burkina Faso

Ouagadougou, 24 sept. 2026 (AIB)- Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a présenté, mercredi à New York, lors d’une réunion de haut niveau consacrée à la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies de 1986 sur le droit au développement, la vision du Burkina Faso en matière de développement, fondée sur la liberté de définir sa propre voie pour un développement endogène, souverain et durable.

Lors de cette réunion tenue dans le cadre de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie burkinabè a expliqué que cette vision repose notamment sur la production et la transformation locales des ressources ainsi que sur le renforcement des capacités nationales.

Il a présenté les résultats obtenus par le Burkina Faso grâce à cette orientation, malgré les défis sécuritaires, notamment la progression de la production céréalière, passée de 5,1 à 7,15 millions de tonnes en trois ans, ainsi qu’une croissance économique de 5,3 % en 2025.

« Ces résultats traduisent notre choix de l’action, de la résilience et de la dignité », a déclaré M. Traoré.

Le ministre a indiqué que les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) assument pleinement leur responsabilité de protéger leurs populations et leurs territoires.

« Nous refusons que le droit au développement, à la vie et à la dignité de nos populations soit relégué au second plan, ou que les droits humains soient instrumentalisés à des fins de pression politique », a-t-il déclaré.

Le Camarade Traoré a appelé à « la vérité des faits, à l’impartialité, au contradictoire et à l’égalité de traitement » dans l’examen des situations relatives aux droits humains.

Il a estimé que lorsque les mécanismes de justice internationale sont utilisés comme des instruments de pression politique, leur crédibilité s’en trouve affectée, rappelant que les Etats membres de l’AES ont engagé leur retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Pour la réalisation du droit au développement, le chef de la diplomatie burkinabè a souligné l’exigence d’une réforme de l’architecture financière internationale, d’une fiscalité plus équitable et du renforcement des capacités productives nationales.

Il a également relevé que le terrorisme, les ingérences ainsi que les atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale constituent des entraves au développement.

« En donnant au droit au développement toute sa portée, nous contribuerons à bâtir un monde plus juste, plus stable et plus prospère », a conclu le ministre.

Agence d’Information du Burkina
Source: DCRP/MAE

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