Burkina : l’université de Gaoua rebaptisée du nom du Pr Sib Sié Faustin, un « baobab » de la science
Kampti, 7 fév 2026 (AIB)-Le gouvernement burkinabè a acté l’érection du Centre universitaire de Gaoua (sud-ouest) en université de plein exercice, baptisée « Université Sib Sié Faustin » (U2SF) en hommage à l’un des pionniers de la recherche scientifique au pays des Hommes intègres.
Par ce décret adopté en Conseil des ministres le 5 février, les autorités burkinabè entendent honorer la mémoire d’un homme d’État et d’un universitaire émérite, décédé en 2019 à l’âge de 80 ans.
Né en 1939 à Kampti, dans la région du Sud-Ouest, Sib Sié Faustin a incarné l’excellence académique post-indépendance. Après des études scientifiques à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, il rejoint la France où il décroche en 1974 un doctorat d’État en sciences physiques à l’Université Paris VI.
Dès son retour au pays en 1975, il devient l’un des piliers de l’Université de Ouagadougou, alors en pleine structuration. Professeur titulaire de chimie organique en 1986, il a été l’architecte du troisième cycle de chimie et a joué un rôle moteur dans la création de l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (IMP).
Au-delà des amphithéâtres, le Pr Sib Sié Faustin a marqué la vie publique burkinabè en occupant le poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entre 1980 et 1982.
Ancien doyen de la Faculté des sciences et techniques, il a également rayonné à l’échelle régionale en devenant le premier président de la Société ouest-africaine de chimie (SOACHIM).
Celui que ses pairs décrivaient comme un « bâtisseur discret » laisse derrière lui un héritage considérable. Outre sa carrière académique, il s’était illustré dès sa jeunesse par un engagement associatif, occupant en 1954 le poste de premier secrétaire général national de la Jeunesse Étudiante Catholique (JEC).
En baptisant l’université de Gaoua de son nom, le Burkina Faso consacre « l’image d’un homme dont l’héritage scientifique et humain continue d’inspirer durablement », souligne-t-on.
Agence d’information du Burkina
HN/ata


