Nakambé : le ministre de l’Enseignement secondaire appelle à une mobilisation collective pour refonder l’école burkinabè
Tenkodogo, 6 février 2026 (AIB) – En séjour dans la région du Nakambé, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumini Zoungrana, a échangé, vendredi à Tenkodogo, avec les acteurs du système éducatif.
Les échanges ont porté sur l’unité de l’école burkinabè, la promotion de la formation technique et professionnelle et la nécessité d’un engagement collectif pour une réforme profonde et durable du système éducatif.
À l’issue des échanges, les acteurs de l’enseignement privé ont salué les réponses jugées satisfaisantes du ministre. Pour Issa Kéré, représentant de l’Union nationale des établissements privés et écoles laïques (UNEPEL), le message est sans équivoque : « l’école burkinabè est une et indivisible ».
Selon lui, il ne saurait exister une opposition entre école publique et école privée, mais une seule école nationale, au service de tous les apprenants. Cette vision inclusive, a-t-il expliqué, rassure les promoteurs de l’enseignement privé qui se sentent pleinement associés aux réformes en cours.
« Toutes nos préoccupations ont été prises en compte et les réponses apportées nous satisfont. Nous souscrivons à l’appel du ministre à l’accompagnement et à l’engagement », a déclaré M. Kéré, soulignant l’importance du partenariat entre le ministère et les établissements privés pour bâtir une école de qualité, capable de répondre aux attentes des familles et aux défis du pays.
Il a également salué l’orientation stratégique visant à renforcer l’enseignement technique et professionnel, estimant que la promotion des compétences pratiques constitue une réponse pertinente aux limites de l’enseignement général, avec pour ambition d’atteindre, à terme, 50 à 60 % des effectifs dans la formation professionnelle.
Le directeur régional de l’enseignement secondaire du Nakambé, Nachor Sorgho, s’est dit satisfait du choix de la région comme première étape de la tournée ministérielle. Un geste fort, selon lui, qui traduit l’intérêt accordé au Nakambé et motive l’ensemble de la communauté éducative.
M. Sorgho a insisté sur le message du ministre relatif au changement de comportements. « Il s’agit de former un citoyen nouveau à travers le système éducatif », a-t-il affirmé, appelant enseignants, encadreurs, élèves et parents d’élèves à s’engager activement dans cette dynamique. Pour lui, le développement du Burkina Faso passe nécessairement par une transformation des mentalités et une responsabilité partagée de tous les acteurs.
De son côté, le ministre Moumini Zoungrana a livré un message empreint de franchise et de conviction. Justifiant sa démarche de terrain, il a affirmé vouloir travailler au plus près des réalités, loin des approches théoriques. « Le CV ne fait pas tout. Ce qui compte, c’est la sincérité et l’engagement collectif », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’éducation constitue un pilier central de la gouvernance nationale, avec des investissements sans précédent consentis par l’État. Pour lui, le Burkina Faso se trouve à un tournant décisif de son histoire : « La porte de l’histoire est ouverte. À nous de choisir si nous voulons la franchir avec honneur ».
Au terme de la rencontre, un consensus s’est dégagé : la refondation de l’école burkinabè ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. Elle exige l’unité, l’engagement et le courage de changer. Dans la région du Nakambé, l’appel du ministre a trouvé un écho favorable, ouvrant la voie à une mobilisation collective pour une éducation de qualité, au service du développement et de l’avenir du Burkina Faso
Agence D’information du Burkina
SM/ata


