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SNC 2026 : L’AES réaffirme sa volonté d’approfondir l’intégration culturelle pour la souveraineté collective
Bobo-Dioulasso, 2 mai 2026 (AIB)-Les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont réaffirmé, vendredi à Bobo-Dioulasso, à la clôture de la 2ᵉ édition de la Semaine de la fraternité, leur volonté d’approfondir l’intégration culturelle au sein de l’espace confédéral, au service de la souveraineté collective et du développement durable.
« En refermant cette 2ᵉ édition de la Semaine de la fraternité, nous réaffirmons notre volonté d’approfondir progressivement l’intégration culturelle au sein de l’Alliance des États du Sahel, au service de la souveraineté collective et du développement durable de notre espace commun », a indiqué le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Le Burkina Faso a organisé à Bobo-Dioulasso, en marge de la Semaine nationale de la culture (SNC), la 2ᵉ édition de la Semaine de la fraternité de l’AES. Elle s’est tenue du 26 avril au 1er mai 2026 sur le site de la SNC, sous le thème : « Culture, souveraineté et fraternité des peuples pour bâtir l’unité et la résilience de notre espace commun ». Elle a connu la participation des délégations des trois pays de l’AES.
Selon le ministre, cette semaine culturelle a été marquée par l’engagement, la créativité et un esprit de communion sincère entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger. « Ce que nous avons construit ici dépasse largement le cadre d’un programme exécuté avec succès. Il s’agit d’une dynamique collective, d’un élan partagé, d’une volonté affirmée d’avancer ensemble », a-t-il ajouté.
Ces journées ont également été marquées par des expositions de produits culturels et touristiques, des prestations artistiques et des espaces de promotion gastronomique.
« À travers ces expressions multiples, nous avons célébré notre diversité tout en affirmant l’unité de notre espace commun », a fait savoir le ministre.
De son avis, au-delà de ces activités visibles, cette édition a favorisé des rencontres humaines, des échanges directs et constructifs, ainsi que l’émergence de perspectives nouvelles. Elle a permis de consolider le dialogue culturel entre les États, de renforcer la coopération interétatique et d’affirmer une vision commune de la souveraineté culturelle.
Fort de ce succès, le ministre chargé de la Culture a appelé à instaurer des cadres permanents de concertation entre les institutions culturelles, à développer des programmes conjoints de promotion et de recherche sur le patrimoine culturel commun, à favoriser la circulation des artistes et des œuvres dans l’espace confédéral, à structurer davantage les filières culturelles et à promouvoir les produits du terroir comme leviers de développement économique.
« Nous devons également réaffirmer avec force que la culture n’est pas un secteur accessoire, inutile ou sans intérêt. Elle est un instrument stratégique d’intégration, de cohésion sociale et de rayonnement communautaire. Elle constitue l’un des piliers essentiels de notre souveraineté collective », a-t-il lancé.
Le représentant du Niger, Idrissa Ousmane, a remercié ses hôtes pour l’hospitalité durant la Semaine nationale de la culture. Il a promis que son pays s’inspirera de l’expérience du Mali et du Burkina Faso pour organiser, en 2027, la 3ᵉ édition de la Semaine de la fraternité de l’AES.
La cérémonie de clôture de la 2ᵉ Semaine de la fraternité de l’AES a été marquée par des prestations des troupes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que par des remises de présents.
Agence d’information du Burkina
DNKata









