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Réinsertion des enfants vulnérables : Le ministère de la Solidarité appuie plusieurs centres d’accueil à Bobo-Dioulasso
Bobo-Dioulasso, 19 mai 2026 (AIB) – Les responsables de centres d’accueil d’enfants en difficulté de la ville de Sya ont exprimé, mercredi, leur satisfaction quant aux efforts du département en charge de la Famille et de la Solidarité pour améliorer la prise en charge des pensionnaires et faciliter leur réinsertion socio-familiale durable.
Le premier site visité par les journalistes, dans le cadre de l’immersion de ce mercredi 19 mai 2026, a été le Centre d’accueil d’enfants en détresse (CAED-DEN-KANU), qui signifie en dioula « l’amour de l’enfant », sis au secteur 25 de la ville de Bobo-Dioulasso.
Selon la responsable du centre, Sœur Agathe Diarra, le CAED, créé en 1977, accueille, entre autres, des orphelins de mère, des enfants dont les mamans souffrent de déficience mentale ou physique, ainsi que des enfants en danger ou abandonnés.
Elle a souligné que le ministère de la Famille et de la Solidarité, à travers la direction régionale du Guiriko, soutient sa structure avec des vivres et d’autres appuis, ce qui justifie sa pérennité.
Elle a expliqué que son centre accueille 34 enfants, dont 20 filles et 14 garçons, provenant de plusieurs provinces telles que le Tuy, les Balé, les Banwa, le Ioba et le Mouhoun.
Sœur Diarra a également précisé que l’objectif du CAED-DEN-KANU est d’apporter un secours d’urgence aux enfants vulnérables et de permettre aux jeunes filles de se réinsérer dans leurs familles.
« Depuis son ouverture jusqu’à ce jour, notre centre a pris en charge 753 enfants, parmi lesquels plus de 100 ont été adoptés au niveau national et international », a-t-elle soutenu.
Sœur Agathe Diarra a indiqué que tous les pensionnaires sont passés par les services sociaux du ministère en charge de la Solidarité avant d’intégrer le centre.
Après le CAED-DEN-KANU, les hommes de médias ont mis le cap sur le site du Havre du Bon Pasteur, situé dans un secteur de Bobo-Dioulasso.
Ce centre d’accueil de jeunes filles, qui héberge 15 pensionnaires, dont 8 en permanence, bénéficie également de l’accompagnement du ministère en charge de la Solidarité, selon la responsable et directrice du centre, Yvonne Bambara.
À l’en croire, le département de la Famille et de la Solidarité appuie son centre avec des vivres, des médicaments ainsi que la prise en charge de la scolarité de certaines filles.
D’après Sœur Bambara, les filles accueillies au Havre du Bon Pasteur sont, entre autres, des victimes de grossesses non désirées et rejetées par leurs familles, d’abus ou de violences sexuelles, ainsi que de mariages précoces ou forcés.
Pour elle, la vision du centre est de former les jeunes filles et les femmes afin qu’elles puissent s’insérer dans leur milieu et s’épanouir dans la société.
Plusieurs patients ont également bénéficié du soutien du ministère en charge de la Solidarité au Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHU-SS) de Bobo-Dioulasso.
Concernant la prise en charge des malades, le chef du service social du CHU-SS, Amidou Konané, a assuré que sa structure est chargée de mettre en œuvre la politique sociale de l’institution.
Il a indiqué que son service prend en charge certains examens, des ordonnances et d’autres besoins sociaux des patients.
L’un des bénéficiaires, Emmanuel Mathew, dont le fils Nathaniel Mathew souffrait d’une péritonite aiguë due à une perforation intestinale, a affirmé avoir bénéficié, à travers le service social de l’hôpital, d’un soutien financier de 500 000 FCFA au moment de l’opération de son enfant.
M. Mathew a enfin remercié le CHU-SS et le gouvernement qui œuvrent pour la santé des populations.
Agence d’information du Burkina
NO/yos









