Marche des étudiants de l’Université Nazi Boni

Le président Macaire Ouédraogo nie son implication dans les violences

Lors d’une marche, le jeudi 3 mars 2022 à Bobo-Dioulasso, pour dénoncer « une mauvaise gestion » de l’Université Nazi Boni (UNB), des étudiants ont été bastonnés par des inconnus. Accusé d’être à l’origine de cet acte, le président de l’UNB, Macaire Ouédraogo, donne sa version des faits.

 

La bastonnade des étudiants de l’Université Nazi Boni (UNB) de Bobo-Dioulasso, lors de leur marche de protestation, le jeudi 3 mars 2022, n’est rien d’autre qu’« un règlement de comptes entre les étudiants qui veulent suivre les cours et ceux qui les perturbent ». C’est la réponse du président de l’UNB, Macaire Ouédraogo, accusé d’avoir « engagé » des inconnus pour empêcher la marche par la violence. « C’est bien normal qu’on proteste et qu’on manifeste », a-t-il souligné, ajoutant que toutefois, il faut respecter la liberté des autres. Les étudiants marcheurs accusent le président de l’UNB d’un manque de volonté de rencontrer la coalition pour des échanges « francs » autour des préoccupations des étudiants. Macaire Ouédraogo a dit être toujours ouvert au dialogue.  « J’ai appelé les responsables des structures syndicales, mais ils m’ont dit qu’ils ne viendraient pas. Même hier encore (ndlr, la veille de la marche) j’ai appelé un responsable de structure syndicale qui a refusé de venir. Ce matin également, j’ai même voulu recevoir la dizaine de manifestants, mais ils ont refusé de venir », a-t-il poursuivi. Par ailleurs, la coalition des étudiants réclame le respect des libertés d’organisation, d’expression et de manifestation et une meilleure organisation du transport des étudiants. Pour le premier responsable de l’université, les manifestants doivent tout simplement respecter les franchises universitaires. « Beaucoup d’étudiants ont compris le sens du dialogue. C’est dans le dialogue qu’on peut travailler à asseoir des acquis durables », a-t-il souligné. En ce qui concerne, le chevauchement des années, M. Ouédraogo a précisé que malgré les difficultés constatés, l’UNB fait partie des universités qui ont normalisé toute leurs années. « Nous ne pouvons pas dire que la gouvernance est parfaite, nous tendons quand-même vers cela. C’est pourquoi nous prônons une gouvernance participative et inclusive », a-t-il conclu.

Synthèse Boudayinga J-M. THIENON

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