Projet «Choisir avec qui et quand se marier » au Sud-ouest

 

         Promouvoir les droits de la jeune fille

 

L’Association d’appui et d’éveil pugsada (ADEP) a procédé au lancement de  son projet «Choisir avec qui et Quand se marier»  dans la région du Sud-Ouest le mercredi 24 juin 2020 à Gaoua. Ce projet vise à faire un plaidoyer auprès des forces vives pour la réussite du projet.

 

Le Burkina Faso fait partie des dix pays en Afrique ayant le plus fort taux de mariage d’enfants. En effet, selon les chiffres de l’UNICEF en 2017, 10% des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans  et 52% (une fille sur 2  est mariée  avant 18 ans. Pour vaincre, le phénomène, l’Association d’appui et d’éveil pugsada (ADEP)  a lancé le projet «Choisir avec qui et quand se marier» pour la région du Sud-ouest le mercredi 24 juin 2020 à Gaoua. Ainsi, pendant la cérémonie, les participants ont eu droit  à la présentation du projet, les objectifs poursuivis et  les zones d’intervention. Cela pour les aider à mieux le comprendre pour des actions efficientes. La directrice exécutive de l’ADEP, Hortense Lougué confie que la présente rencontre se veut un cadre de plaidoyer auprès des autorités administratives, leaders communautaires et des élus.

Cela pour obtenir leur engagement, leur adhésion et accompagnement dans la réalisation du projet. Aussi, a-t-elle déclaré qu’elle ne doute pas de la disponibilité des forces vives de la région  à  accompagner le projet dans la poursuite des objectifs. Quant au directeur régional de Plan international Burkina Faso, bureau de Gaoua, Mohamed Ouédraogo, il a insisté sur  les engagements de sa structure en faveur de la promotion des droits de l’enfant et l’égalité pour les filles. Ensuite, il a laissé entendre qu’au regard  des statistiques parlantes  sur le mariage des enfants au Burkina Faso, son institution ne pouvait pas rester sans action pour juguler le phénomène. C’est à cet effet que ce  projet   a été mis en œuvre dans les régions concernées comme le Sud-ouest. Le président de la cérémonie, le Haut-commissaire du Poni, Antoine Doamba pour sa part a loué le projet pour ses engagements. De son avis, la persistance des normes sociales et croyances font que les parents  et les adultes ont une autorité absolue  sur le projet de vie des enfants et surtout les filles. Ils décident donc du moment du mariage  et de la personne à épouser  et les filles doivent   se soumettre au détriment de leur avenir. Tout ceci  se passe au détriment du respect des droits des personnes concernées. Au  vu de cette situation, M Doamba nourrit l’espoir  que les actions de projet vont permettre  de vaincre le mariage des enfants  dans la région du Sud-Ouest.

Evariste YODA

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