Echos de l’Ouest

 

*Une élève de 3è se donne la mort à Yasso dans la commune de Balavé

Une élève de la classe de 3è au CEG de Yasso dans la commune de Balavé à une vingtaine de kilomètres de Solenzo, s’est donnée la mort le lundi 25 novembre par suicide en se jetant dans un puits. Selon les témoins, la regrettée   Anne-Marie Dama, se plaignait chaque fois auprès de ses parents parce qu’elle rencontrait des difficultés dans ses études. Les plaintes ont été prises au sérieux, quand la jeune fille a fait savoir à sa famille, qu’elle ne voit pas de cours dans ses cahiers et lorsqu’elle elle veut apprendre, le cahier reste noir malgré la présence des leçons. Un membre proche de la famille affirme que cette dernière menaçait de se suicider si rien n’est fait pour pallier à son problème. Alors ce lundi matin 25 novembre 2019, son père s’est rendu au champ et c’est à son retour que la famille a constaté son absence.  Après de vaines recherches, c’est au tour de 22 heures que le corps de sa fille a été retrouvé au fond du puits familial. L’enterrement a été fait ce mardi matin à Yasso dans une consternation générale.

*Le président du Faso inaugure le barrage de Samendeni ce samedi

Le chef de l’Etat, Roch March Christian Kaboré séjournera à Bobo-Dioulasso du 29 au 30 novembre 2019. L’agenda du président, pendant cette sortie de 48 heures à Sya, s’annonce assez chargé, puisqu’avant l’acte inaugural du barrage de Samendeni le 30 novembre, il est attendu la veille, au Centre polyvalent de Matourkou (CAP) où il patronnera la sortie des stagiaires du Centre. De retour du site du barrage, le président du Faso inaugurera dans l’après, une cité universitaire nouvellement construite à l’université Nazi Boni. Il se susurre également une remise de 400 tracteurs à des producteurs agricoles par le chef de l’Etat.

*  Un « faux » ivrogne condamné à 60 mois

D.A., père de deux enfants, a comparu, lundi 18 novembre 2019, devant du Tribunal de grande instance de Dédougou, pour vol de deux téléphones portables. Les faits remontent dans la nuit du 4 au 5 juillet 2019, a rappelé le parquet. En effet, D.A a été pris en flagrant délit en train de soustraire frauduleusement deux téléphones portables de S.B. à Dédougou. Surpris dans son projet malsain, il prend la poudre d’escampette mais fut vite rattrapé, ligoté et tabassé avant d’être conduit au poste de police, poursuit le parquet.  D’entrée de jeu, l’accusé nie en bloc les faits en narrant que c’est dans un cabaret qu’il a été interpelé, donc il ne se souvenait de rien car étant dans un état d’ivresse. La même attitude qu’il a adoptée lors des enquêtes préliminaires, soutient l’officier de police judiciaire qui a conduit ces enquêtes. « Au regard de l’incohérence de ses propos lors des enquêtes, nous l’avons amené à la psychiatrie pour se rassurer qu’il ne souffrait pas de troubles mentaux. Mais après les différents examens, il ressort qu’il ne souffre d’aucun trouble mental. Ce qui nous a convaincu de sa roublardise », dit l’OPJ à la barre. En plus, l’OPJ indique que trois jours avant la seconde interpellation qui l’a amené devant les tribunaux ce 18 novembre 2019, le prévenu a déjà fait l’objet d’une autre enquête de vol qui se s’est avérée infructueuse parce qu’il n’y avait pas d’éléments tangibles pour l’inculper. Les éléments caractéristiques étant constitués selon le parquet, il a été demandé au tribunal de lui d’accorder un bail de 72 mois fermes au prévenu à la Maison d’arrêt et de correction de Dédougou assortis d’une amende ferme d’un million de francs CFA. La Cour l’a condamné à 60 mois dont 24 mois fermes et une amende d’un million de francs CFA dont 300 000 francs CFA fermes.

*Il se fait passer pour un fou après un cambriolage

Un jeune d’une quarantaine d’années n’oubliera pas de sitôt le cambriolage qu’il a fait, le 26 novembre 2019 et qui s’est mal terminé au secteur 23 de Bobo-Dioulasso. En effet, ce voleur s’est introduit dans une boutique de vente de téléphones portables par la toiture. A la fin de son opération il n’est pas parvenu à ressortir. Il s’est mis alors à creuser un trou dans la boutique pour pouvoir sortir mais n’est pas arrivé à finir son œuvre jusqu’à ce que les premiers rayons solaires du matin le surprennent. Pour éviter d’être le jeune homme s’est alors déshabillé. Et tout nu, il s’est mis à jouer au fou dans la boutique au milieu de la terre qu’il a sortie du trou qu’il a creusé. Il a même refusé de se rhabiller lorsque les forces de l’ordre sont venues le chercher. Et c’est mani militari qu’elles lui ont refilé ses habits avant de l’embarquer. La boutique vandalisée se trouve à quelques encablures d’une station d’essence qui elle, avait été cambriolée il y a près d’un mois de cela.

*Centre d’enfouissement technique de Bobo : Quand le mysticisme s’en mêle

Le Centre d’enfouissement technique (CET) de Bobo-Dioulasso construit dans les années 2000 à hauteur de 3 milliards de F CFA n’a jamais fonctionné correctement depuis sa construction. Les camions acquis pour le ramassage des ordures et les machines sont sur cale. Tous les investissements qui y ont été faits n’ont pas produit les résultats escomptés. Le CET est même devenu un lieu de refuge des bandits et une source de nuisance pour les quartiers riverains. La commune de Bobo-Dioulasso qui a cherché à savoir les raisons de ce non fonctionnement du centre, a selon son maire Bourahima Sanou eu réponse à ces préoccupations. Il est revenu selon Bourahima Sanou, qui a levé le lièvre au cours d’un conseil municipal le 27 novembre 2019, que les propriétaires terriens n’auraient pas été dédommagés pendant le projet et toutes les promesses qui leur ont été faites n’ont pas été respectées. Le non fonctionnement du CET serait-il dû à la colère des « propriétaires » des lieux ? « Il faut comprendre les choses en Africain », a souligné M. Sanou. La commune à l’entendre est en train de chercher des voies et moyens pour trouver un espace afin de dédommager ceux qui ont été dépossédés de leur terre et faire des « réparations nécessaires » espérant que le CET pourra fonctionner pour le bonheur de la ville de Bobo-Dioulasso.

* Les conseillers municipaux cèdent leurs frais de session aux populations déplacées 

Les conseillers municipaux de Bobo-Dioulasso sont appelés à céder leurs frais de session d’une journée afin de soutenir les populations déplacées à cause de l’insécurité. Ceux-ci ont jusqu’au mois de février 2020 pour le faire. C’est une recommandation de l’Association des municipalités du Burkina que le maire de Bobo a portée à la connaissance des élus locaux de Bobo-Dioulasso. Il n’y a pas eu de réactions de la part des conseillers municipaux et on espère que ce message sera suivi d’effet.

 

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