Route Bobo-Orodara- Frontière du Mali

La réhabilitation va coûter 88 milliards

 

Le ministère des Infrastructures et ses partenaires ont désormais un document référentiel qui servira de guide  pour la réhabilitation de la route Bobo-Dioulasso-Orodara-Frontière du Mali. La validation dudit document a eu lieu, le mercredi 13 février 2019 dans la cité de Sya, et le coût des travaux s’élève à 88 milliards de F CFA.

Les études sur la réhabilitation de la route Bobo-Dioulasso-Orodra-Frontière Mali ont été pilotées par le cabinet de « TED / EGIS », dirigé par Salif Samaké. Les résultats ont été présentés, le mercredi 13 février 2019 à Bobo-Dioulasso, aux maires et préfets des communes et départements concernés ainsi qu’aux techniciens des infrastructures. Des études qui ont touché le domaine technique, économique et environnemental, a souligné M. Samaké.  Il est un avant-projet détaillé des travaux de réhabilitation et de renforcement de la route longue de 130 km. Le coût du chantier est estimé à 88 milliards de F CFA. Après une brève présentation du document aux participants, celui-ci a été adopté par consensus. Financé par l’UEMOA, ce référentiel sera mis à la disposition de l’Etat burkinabè. Avec des données techniques et financières bien élaborées, le document pourrait être utilisé auprès des potentiels partenaires techniques et financiers pour assurer les travaux de réhabilitation et de renforcement du tronçon. Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, a salué les autorités et les populations des zones concernées par le projet pour leurs contributions multiformes. Il a fait savoir que la réhabilitation de cette route, va permettre d’accroitre les échanges entre ces localités à haute potentialité agricole, et pastorale et le reste du pays. Afin d’associer les populations bénéficiaires au projet, des audiences publiques seront organisées dans les différentes mairies, a expliqué Narcisse Nikièma, l’enquêteur principal du projet « CU2a » (route Bobo-Orodara frontière du Mali). Pour lui, ces audiences seront une tribune pour présenter le projet aux populations, recueillir leurs recommandations et surtout écouter leurs inquiétudes afin de trouver des solutions à leurs préoccupations.

 

Le début des travaux annoncé  pour 2020

 

Certains participants ont soulevé des inquiétudes telles que l’abatage des arbres, les déviations qui vont affecter les champs. Face à ces interrogations, Salif Samaké a rappelé que les arbres qui seront détruits sont estimés à plus de 4 000. Ce qui aura un impact sur l’environnement. Pour compenser, il est prévu de planter plus de 8 000 espèces d’arbres. Par ailleurs, il a ajouté qu’il est prévu la réalisation de forages sur l’axe des travaux. A la fin, ces forages seront attribués aux communes pour que les populations puissent en être les bénéficiaires. Le directeur général de l’agence des travaux d’infrastructures du Burkina Faso (AGETIB), Mathieu Lompo,  est revenu sur l’historique  de cette étude. Selon lui, c’est un travail qui a démarré depuis novembre 2017, qui consiste à faire l’étude technique et économique et l’avant-projet détaillé pour le projet de réalisation de ladite route. Dans ce processus, il y a eu trois niveaux. Il y a une première validation de ce qu’on appelle projet sommaire. Le consultant a recueilli quelques informations sommaire sur l’opportunité, la faisabilité de refaire la route. La deuxième phase a été, ce qu’on appelle un  avant-projet sommaire ; celui-ci  a été présenté le 24 aout 2018 à Orodara devant les experts. Cet avant projet sommaire a été validé avec plusieurs options d’aménagement de la route. « Nous avons approfondi  l’option finale qui est validé ce mercredi. Aujourd’hui, le document donne des informations claires au gouvernement pour montrer le projet de route que nous voulons faire entre Bobo- Orodara-frontière du Mali qui est longue de 130 kilomètres avec un cout estimé à 88 milliards de F CFA », a-t-il dit. A en croire M. Lompo c’est une satisfaction pour eux,  parce que le gouvernement peut dire qu’il a aujourd’hui un document technique qu’il peut vendre auprès des bailleurs de fonds pour rechercher les financements dans une perspective de début des travaux pour 2020.

Albert Sankara

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