Accès au marché par les organisations paysannes

Le PAM veut agrandir le cercle des acheteurs

Le Programme alimentaire mondial a organisé, le jeudi 20 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, un atelier au profit des Organisations paysannes et des potentiels acheteurs de céréales et du niébé. L’objectif de la rencontre était de mettre en relation l’offre de vente des Organisations paysannes partenaires du projet « Achats au service du progrès », en abrégé « P4P » avec la demande d’achat des mairies dans le cadre des cantines scolaires.

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est un potentiel acheteur auprès des Organisations paysannes (OP) du Burkina Faso. A cet effet, l’institution a mis en place le projet « Achats au service du progrès », en abrégé « P4P ». L’initiative vise, selon le PAM, à renforcer les capacités des petits exploitants afin d’augmenter la productivité, d’améliorer la qualité des denrées et de faciliter leur accès aux marchés. C’est dans cette dynamique que le PAM a mis, le jeudi 20 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, en relation l’offre de vente des Organisations paysannes partenaires du « P4P » avec la demande d’achat des mairies dans le cadre des cantines scolaires.

19 organisations paysannes et 24 mairies, venues des régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades et des hauts-Bassins, ont pris part à cet atelier. Aussi, les ministères en charge de l’agriculture, de l’éduction et de l’économie ont été représentés. A entendre le chargé de programme au PAM, Ismaël Nignan, la rencontre vise à élargir la fenêtre de commercialisation des OP qui sont accompagnées par son institution. « Le PAM achète déjà avec les petits producteurs du Burkina Faso. Son objectif est la création de revenus pour ces derniers. Il s’impose alors la nécessité de pouvoir élargir les opportunités de vente pour ces petits producteurs », a-t-il précisé. C’est dans ce cadre qu’est organisé cet atelier pour permettre aux petits producteurs de bénéficier des opportunités de vente des collectivités. Aussi, a poursuivi M. Nignan, il est nécessaire de diversifié les possibilités de vente car, à la date d’aujourd’hui le PAM ne peut pas absorber toute la quantité proposer par les OP.

Quelques difficultés, un an après le transfert

Selon le représentant  de la direction de l’allocation des moyens spécifiques aux structures éducatives, Roger Ilboudo, le transfert des ressources financières destinées à l’acquisition des vivres au niveau des collectivités, s’est opéré en 2017. Après le transfert, a-t-il indiqué, un premier bilan a été fait. Il ressort que sur l’ensemble des communes qui ont reçu les ressources, 13 sur 316 n’ont pas pu fournir les vivres. Pour cette première année, a fait savoir M. Ilboudo, les difficultés rencontrées sont de plusieurs ordres. Il s’agit essentiellement de la non maitrise des procédures par les structures en charge de l’opération, l’interprétation des textes faite par les différentes personnes qui interviennent dans le processus, et l’insuffisance des personnes ressources (des techniciens) à faire le travail dans les communes.

Et de préciser qu’:« Il y a des difficultés liées aux fournisseurs qui n’ont pas de bonnes assises financières pour exécuter le marché, et aux communes ou le conseil municipal n’a pas fonctionné, du coup cela bloque toutes les activités de la commune ». Quant au représentant du directeur général de la promotion de l’économie rurale, Hamidou Yonaba, il a laissé entendre que depuis les années 60 l’accent a été mis sur la production. « Après l’adoption de la Stratégie de développement rural, il est question de faire la promotion de la liaison production-marché », a précisé M. Yonaba. Et de poursuivre que : « La recherche de marché est une faiblesse des marchés de toutes nos OP. Mais on a eu la chance avec le PAM, depuis 2009 avec la mise en œuvre de ce processus. Suite à la crise alimentaire et financière de 2008, il fallait qu’on trouve un créneau pour accompagner les petits producteurs à accéder au marché. Ce qui a amené l’initiative « P4P », a fait savoir M. Yanogo.

Boubié Gérard BAYALA

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