Procès des magistrats : deux condamnés à 18 mois fermes en première instance voient leur peine réduite en appel
Ouagadougou, 23 mai 2026 (AIB)- Le magistrat Alban Balaonoë Somé et le douanier Zindi Désiré Nikièma, condamnés chacun à 36 mois de prison dont 18 mois fermes en février 2026 par le Tribunal de grande instance de Koupéla, ont vu leur peine réduite en appel par la Cour d’appel de Fada N’Gourma, vendredi, à 17 mois d’emprisonnement dont 2 mois fermes.
La Cour d’appel de Fada N’Gourma a partiellement infirmé le jugement rendu le 24 février 2026 par le Tribunal de grande instance de Koupéla dans l’affaire impliquant des magistrats, des agents des douanes et un avocat poursuivis pour corruption d’agents publics, blanchiment de capitaux et révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé.
Si les peines d’emprisonnement du juge Alban Balaonoë Somé et du douanier Zindi Désiré Nikièma, ont été revues à la baisse, les amendes ont en revanche été alourdies en appel. Elles passent de 5 millions FCFA chacun en première instance à 8.632.798 FCFA ferme pour le magistrat Alban Balaonoë Somé et à 7.032.798 FCFA ferme pour le douanier Zindi Désiré Nikièma.
Le magistrat Mohamed Traoré, condamné en premier ressort à 24 mois de prison dont 12 mois fermes, a écopé en appel de quinze mois d’emprisonnement dont deux mois fermes, assortis d’une amende ferme de 3.000.000 FCFA.
La Cour a par ailleurs confirmé le jugement en ses autres dispositions, notamment en ce qui concerne les magistrats Aniatisa Urbain Méda et Antoine Sandaogo Kaboré, ainsi que les douaniers Wendsongda Jonas Yamoégo et Oumarou Yamoégo, condamnés chacun à quinze (15) mois d’emprisonnement dont deux (02) mois fermes.
Sur les questions préalables, la Cour a déclaré irrecevables l’appel de l’Agence judiciaire de l’État ainsi que celui formé par Méda Aniatisa Urbain contre le jugement avant-dire droit relatif à sa liberté. En revanche, les autres appels interjetés par les prévenus et le ministère public ont été déclarés recevables.
La juridiction a également fait droit à l’exception de nullité soulevée par Me Sampébré Arno pour violation des dispositions de l’article 6 du Règlement n°05/CM/UEMOA, entraînant l’annulation de la procédure engagée contre lui. Les autres exceptions de nullité, d’incompétence et de prescription ont été rejetée.
Agence d’information du Burkina









