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Nakambé : redonner vie aux archives pour bâtir une administration plus performante

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Nakambé : redonner vie aux archives pour bâtir une administration plus performante

Tenkodogo, 6 mai 2026 (AIB)-La Direction des archives et de la documentation (DAD) du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, en collaboration avec la Direction générale de la culture et des arts (DGCA), a lancé à Tenkodogo une série d’activités d’appui-conseil en gestion documentaire dans le cadre du Mois du patrimoine burkinabè.

L’initiative vise à sensibiliser les acteurs publics à l’importance stratégique des archives dans la préservation du patrimoine et le renforcement de la gouvernance administrative.

Institué par le Conseil des ministres depuis 2023, le Mois du patrimoine burkinabè, célébré du 18 avril au 18 mai, offre un cadre de valorisation de l’identité nationale. Pour sa quatrième édition, placée sous le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs », l’accent est mis sur la place des archives dans la construction de la mémoire collective.

Selon le directeur des archives et de la documentation, Batoro Babou, l’archivage ne se limite pas à un simple stockage de documents. « Il constitue un levier essentiel de la bonne gouvernance en garantissant la traçabilité, la transparence et la continuité du service public », a-t-il expliqué.

Durant cinq jours, du 5 au 9 mai 2026, des équipes techniques sillonnent plusieurs structures déconcentrées de la région du Nakambé, notamment la Direction régionale de la communication, la RTB, les Éditions Sidwaya, le BBDA et l’Agence d’Information du Burkina.

Les sessions portent sur plusieurs thématiques, entre autres les procédures de numérisation, la loi sur les archives, les archives et la bonne gouvernance administrative, la documentation comme outil de valorisation muséale, ainsi que la problématique de la baisse de la lecture dans les centres de documentation.

Malgré leur importance, les archives font face à de nombreuses contraintes dans les administrations publiques.
L’insuffisance de moyens matériels et financiers constitue l’un des principaux obstacles. Dans plusieurs services, le manque de rayonnages, de boîtes d’archivage, de locaux sécurisés et d’équipements informatiques compromet la conservation adéquate des documents.

À cela s’ajoutent le déficit en personnel qualifié et l’insuffisance de formation continue, rendant difficile l’application des normes modernes de gestion documentaire. Cette situation fragilise la mémoire institutionnelle et limite l’accès à l’information administrative.

Les échanges engagés lors de cet appui-conseil visent ainsi à identifier ces défis, mais aussi à proposer des solutions adaptées, notamment à travers le renforcement des capacités des agents et la promotion d’une culture archivistique inclusive.

À travers cette initiative, les organisateurs entendent susciter une prise de conscience collective sur le rôle des archives dans le développement. Les résultats attendus portent notamment sur une meilleure maîtrise de la réglementation en vigueur, une amélioration des pratiques de gestion documentaire et la formulation de recommandations concrètes pour faciliter l’accès aux archives.

Financées par le budget de l’État, ces activités s’inscrivent dans une dynamique de modernisation de l’administration publique burkinabè.

En rappel, pour les acteurs du patrimoine, préserver les archives, c’est préserver l’histoire et renforcer la crédibilité des institutions au service des citoyens.

Agence d’Information du Burkina
SM/ata

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