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Mouhoun/Scolarisation et maintien des filles à l’école : Une campagne de communication lancée pour renforcer l’engagement des communautés

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Mouhoun/Scolarisation et maintien des filles à l’école : Une campagne de communication lancée pour renforcer l’engagement des communautés

Dédougou, 20 avril 2026 (AIB)-La ville de Dédougou a abrité, le samedi 17 avril 2026, la cérémonie de lancement de la campagne de communication pour la scolarisation et le maintien des filles à l’école dénommée « Kom-pugli karaong Yôondo ». L’initiative vise à renforcer l’engagement des communautés en faveur de l’éducation et le maintien des filles à l’école et s’inscrit dans le cadre de la composante 1 du Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique Subsaharienne plus (SWEDD+).

 

Au Burkina Faso, malgré les efforts consentis et les engagements pris en faveur de l’éducation pour tous, des défis majeurs persistent.

 

Ces obstacles ont des répercussions importantes, se traduisant notamment par des abandons scolaires précoces, une vulnérabilité accrue des filles face aux grossesses précoces et une marginalisation persistante au sein du système éducatif.

 

Face à cette situation, le projet régional d’Autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+) à travers sa nouvelle phase, vise à étendre son impact en offrant à davantage de filles et de femmes un accès amélioré à l’éducation, aux services de santé essentiels et aux opportunités économiques.

 

La campagne « Kom-pugli karaong Yôondo » a pour objectif d’induire un changement de comportement des populations du Nakambé et du Bankui pour favoriser l’éducation secondaire et la formation professionnelle des filles.

 

Elle entend ainsi mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun qui est de garantir à chaque fille un accès équitable à une éducation de qualité et favoriser son maintien jusqu’à l’achèvement de son cursus scolaire.

 

La représentante du directeur général des appuis spécifiques du ministère de en charge de l’Enseignement secondaire, Maïmouna Sanon, a souligné l’importance de cette campagne qui s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion de l’éducation inclusive et équitable.

 

« Cette campagne, dont le nom résonne profondément dans nos langues et nos valeurs, incarne un appel collectif à l’engagement, à la responsabilité et à la transformation positive de nos comportements pour le bien-être de nos filles », a-t-elle souligné.

 

Mme Sanon a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNFPA, pour leur accompagnement constant aux efforts du gouvernement en matière d’éducation des filles.

 

Elle a souligné que le choix des régions de Bankui, du Sourou et du Nakambé n’est pas fortuit pour la campagne car, les indicateurs sont peu reluisants par rapport à l’ensemble du pays.

 

« Le taux brut de scolarisation des filles reste préoccupant. Il est de 36% pour le Bankui et le Sourou et 32% pour le Nakambé, contre une moyenne nationale de 46%.

 

« Les pesanteurs socioculturelles, les défis sécuritaires et, surtout, le fléau de la maternité précoce (avec plus de 670 cas recensés dans les 2 régions en 2025) brisent trop souvent les rêves de nos filles et les poussent à l’abandon scolaire », a expliqué Maïmouna Sanon.

 

Le représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrath, a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité de son institution à soutenir les actions visant à lever les obstacles socioculturels et économiques qui entravent la scolarisation et le maintien des filles à l’école.

 

Les différentes interventions ont unanimement mis en exergue le rôle déterminant des leaders coutumiers et religieux ainsi que des communautés dans la promotion de l’éducation des filles et leur maintien dans le système éducatif, considérée comme un levier essentiel de développement durable.

 

A l’issue de la cérémonie officielle, un panel a été organisé autour de la thématique de la scolarisation et du maintien des filles à l’école.

 

Les échanges ont permis d’identifier les défis persistants et de proposer des pistes de solutions concrètes pour améliorer l’accès et la rétention des filles dans le système éducatif.

 

La caravane intégrée qui se déroulera du 18 au 30 avril 2026 dans les régions de Bankui et du Nakambé alliera théâtre communautaire, causeries éducatives et émissions radio de proximité pour sensibiliser les populations.

 

Elle sera accompagnée d’actions de plaidoyer auprès des autorités coutumières et religieuses afin d’obtenir des engagements concrets, ainsi que d’une offre de soins en matière de la santé de la reproduction gratuite dans les localités visitées.

 

Agence d’information du Burkina

SB/HB/OO

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