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Koudougou : plus de 1 000 tonnes de produits périmés saisis dans une unité de production alimentaire

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Koudougou : plus de 1 000 tonnes de produits périmés saisis dans une unité de production alimentaire

 

Koudougou, 9 mai 2026 (AIB) – La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a procédé le vendredi 8 mai à Koudougou, à la saisie d’une importante quantité de produits alimentaires périmés au sein d’une entreprise dénommée Faso Épicerie, a constaté l’AIB.

 

Selon le coordonnateur national de lutte contre la fraude, Dr Mohamadi Compaoré, cette opération fait suite à des renseignements reçus par ses services sur d’éventuelles pratiques frauduleuses au sein de ladite structure.

« Grâce à un renseignement, les agents de la Coordination nationale de lutte contre la fraude se sont déployés dans cette entreprise qui produit des denrées alimentaires destinées à la consommation des populations », a-t-il indiqué.

Sur place, les agents ont découvert une situation jugée préoccupante, marquée par la présence d’une grande quantité de matières premières périmées utilisées dans le processus de fabrication.

« Nous avons constaté des faits alarmants, notamment une quantité massive de produits périmés. Le stock est estimé à plus de 500 000 sacs, soit environ 1 000 tonnes », a déclaré Dr Compaoré.

Il a précisé que parmi les produits concernés figurent des matières premières telles que le glutamate de sodium, couramment utilisé dans l’industrie agroalimentaire.

Le coordonnateur national a également dénoncé des manipulations frauduleuses sur les dates de péremption.

« Nous avons relevé des cas d’anti-datage sur les cartons. Des produits récemment emballés portent des dates de péremption allant jusqu’en 2024, 2025 ou 2027. Il s’agit d’une manœuvre dolosive visant à tromper le consommateur », a-t-il soutenu.

Dr Compaoré a rappelé que ces pratiques constituent une violation de la Loi n°016-2017/AN du 27 avril 2017 portant organisation de la concurrence au Burkina Faso.

Selon lui, les articles 56, 60 et 72 de cette loi sanctionnent notamment la tromperie du consommateur ainsi que la mise sur le marché de produits ne respectant pas les normes de sécurité et de santé.

Quant à l’article 102, il prévoit des sanctions allant de 500 000 FCFA à 500 millions de FCFA d’amende, assorties de peines d’emprisonnement de un à cinq ans, a-t-il précisé.

Le premier responsable de la structure incriminée devrait être convoqué dans les prochains jours pour audition afin d’apporter des explications sur l’origine de ces pratiques.

Le coordonnateur national a saisi l’occasion pour appeler les promoteurs d’unités industrielles au respect des exigences morales, sanitaires et réglementaires.

« L’industrialisation du Burkina Faso doit se faire dans le respect strict de la santé publique », a-t-il insisté.

Il a par ailleurs invité les consommateurs à faire preuve de vigilance, estimant que certains produits de la marque pourraient déjà se retrouver sur le marché local.

Après l’audition du responsable, les produits mis en cause seront divulgués à la population afin qu’elle soit davantage regardante et vigilante dans ses achats.

Cette intervention, selon lui, traduit la ferme volonté des autorités burkinabè d’assainir le milieu industriel et de garantir la sécurité alimentaire des populations.

Aux dernières nouvelles, pour la suite de la procédure, le responsable de l’entreprise et ses 2 techniciens ont été mis aux arrêts par la CNLF.

Agence d’information du Burkina 

FGB/PB/AS/ATA

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