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JMLP 2026 : le Burkina Faso accélère la marche vers l’élimination du paludisme

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JMLP 2026 : le Burkina Faso accélère la marche vers l’élimination du paludisme

Tenkodogo, 22 mai 2026 (AIB) – Le Burkina Faso a célébré la Journée mondiale de lutte contre le paludisme sous le thème : « Motivé pour l’éliminer le Paludisme, Maintenant nous pouvons. Maintenant nous devons. », avec un message fort des autorités sanitaires et des partenaires techniques et financiers appelant à une mobilisation générale pour éliminer définitivement la maladie.

Les acteurs ont salué les progrès historiques enregistrés en 2025 tout en rappelant que le combat reste loin d’être terminé.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a indiqué que le Burkina Faso se trouve aujourd’hui « à un tournant décisif » dans la lutte contre le paludisme.

Selon lui, l’élimination de la maladie « n’est plus un rêve, mais une ambition réaliste et atteignable ».

Le ministre a révélé que plus de trois millions de cas de paludisme ont été évités en 2025, avec une réduction de 44 % des décès liés à la maladie. Chez les enfants de moins de cinq ans, la baisse des cas avoisine les 40 %, traduisant l’efficacité des interventions ciblées mises en œuvre à travers le pays.

Pour Robert Lucien Kargougou, ces résultats sont le fruit d’un engagement politique fort porté au plus haut sommet de l’État par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Il a également salué les investissements consentis dans le secteur de la santé ainsi que la forte implication des partenaires techniques et financiers.

Les autorités sanitaires ont rappelé que plusieurs stratégies ont permis d’obtenir ces performances, notamment la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimio prévention du paludisme saisonnier, le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes, l’amélioration de la prise en charge des cas et l’introduction du vaccin antipaludique.

« Nous avons les solutions, nous avons les résultats ; maintenant, nous devons accélérer », a insisté le ministre de la Santé, soulignant que chaque vie sauvée constitue « une victoire nationale ».

Prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Laurent Moyenga, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Burkina Faso dans la mobilisation des ressources et la mise en œuvre des interventions innovantes.

Selon lui, cette journée constitue une opportunité majeure pour sensibiliser les populations et renforcer l’implication des communautés dans la lutte contre le paludisme, qui demeure un problème majeur de santé publique en Afrique et dans le monde.

Le représentant des partenaires a toutefois averti que les acquis restent fragiles face aux défis persistants, notamment les déficits de financement, la résistance aux insecticides, les changements climatiques et les crises humanitaires.

Les acteurs ont ainsi appelé à renforcer les financements nationaux et internationaux, à accélérer l’introduction des innovations sanitaires et à promouvoir une approche multisectorielle impliquant l’État, les communautés, le secteur privé et les partenaires.

Malgré les avancées enregistrées, le paludisme demeure encore la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso. Les autorités sanitaires ont invité chaque citoyen à adopter les bons comportements, notamment dormir sous moustiquaire, consulter rapidement en cas de symptômes et protéger les enfants ainsi que les femmes enceintes.

« Tant qu’un enfant meurt du paludisme, notre mission reste inachevée », ont rappelé les intervenants, avant d’appeler à une mobilisation nationale continue pour faire du Burkina Faso un pays débarrassé du paludisme.

Agence D’information du Burkina
SM/ata

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