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Burkina: Un congrès international sur l’histologie et l’embryologie pour tisser des ponts entre la science et les savoirs endogènes
Ouagadougou, 30 avr. 2026 (AIB)-La Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC), en collaboration avec la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC), a ouvert mercredi, les travaux d’un congrès international de quatre jours visant à tisser des ponts entre la science fondamentale, les savoirs universels et endogènes, ainsi que le patrimoine thérapeutique africain.
«La Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC) est une société savante récente. Néanmoins, elle incarne une génération de pionniers convaincus que l’histologie, l’embryologie et la cytogénétique doivent occuper une place prépondérante dans les domaines médical et académique au Burkina Faso », a affirmé le président de la SOBURHEC et président du comité d’organisation, Alfred Rakissida Ouédraogo.
C’est une organisation de spécialistes qui étudie les tissus du corps humain, le développement du bébé avant la naissance et les cellules pour mieux comprendre et détecter certaines maladies.
Selon lui, cette rencontre scientifique permettra aux congressistes de réfléchir aux moyens de tisser des ponts entre les savoirs endogènes et scientifiques.
M. Ouédraogo s’exprimait mercredi à Ouagadougou, lors du premier congrès de la SOBURHEC couplé à la 5e rencontre du genre de la SAFHEC, placé sous le thème : « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine ».
Il a expliqué que le manifeste de la Révolution progressiste populaire réaffirme la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en matière de recherche, à travers notamment l’acquisition récente d’un microscope électronique à balayage, avec en perspective celle d’un microscope électronique en transmission.
« Vous avez formé, instruit, encouragé et, à certaines occasions, assumé la responsabilité d’une discipline en quête de reconnaissance », s’est-il adressé aux chercheurs, en faisant allusion à l’histologie, à l’embryologie et à la cytogénétique.
Alfred Rakissida Ouédraogo a également rassuré les pionniers que leur héritage est entre de bonnes mains et qu’il poursuivra son chemin pour le bonheur des populations.
Le président de la SAFHEC, Raphaël Darboux, a indiqué que ce congrès international traduit une ambition collective pour la recherche au profit du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Niger.
Selon lui, ces cinq Etats témoignent, chacun à leur manière, de l’évolution d’une communauté scientifique qui a choisi de croire en elle-même, en ses connaissances et en sa capacité à contribuer au destin médical et scientifique de l’Afrique francophone.
M. Darboux a également exprimé la disponibilité de sa structure à accompagner le Burkina Faso dans la réussite de ses réformes sanitaires au profit des populations.
Le ministre de la Santé et patron de la cérémonie, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a pour sa part salué la tenue de ce congrès, qu’il a qualifié d’événement majeur pour le secteur de la santé au Burkina Faso et en Afrique.
Selon Dr Kargougou, réunir des scientifiques de plusieurs pays ainsi que des tradi-praticiens burkinabè pour discuter de la génétique, de l’histologie, de l’embryologie et de la pharmacopée africaine constitue un acte de foi dans le potentiel du génie africain.
Le ministre a également souligné que l’Afrique ne se contente pas de consommer la science, mais qu’elle en est aussi productrice, grâce à des échanges favorisant son progrès.
« Je perçois dans vos travaux un engagement manifeste envers les patients et les populations. Les anomalies histologiques que vous évoquez correspondent aux cancers que nous identifions trop tardivement dans nos services », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les mutations génétiques cartographiées correspondent aux maladies rares auxquelles les médecins sont confrontés sans disposer d’outils appropriés.
Le ministre a en outre relevé que la pharmacopée africaine, mise en valeur par les chercheurs, constitue un patrimoine thérapeutique utilisé depuis des siècles par les populations et qui mérite une reconnaissance scientifique.
« Vous êtes des architectes discrets mais indispensables de la santé publique en Afrique », a-t-il lancé aux congressistes.
Le représentant des parrains, Pr Robert Soudré, s’est également réjoui de la tenue de ce congrès international et a souhaité des échanges fructueux aux participants.
Agence d’information du Burkina
NO/bak









