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Burkina : L’ALP approuve la ratification des protocoles additionnels de l’AES sur la diplomatie, le développement, la défense et la sécurité
Ouagadougou, 12 mai 2026 (AIB) – L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a donné mardi, à Ouagadougou, son accord pour la ratification de quatre protocoles additionnels de l’Alliance des États du Sahel (AES) portant sur la coordination de l’action diplomatique, du développement, de la défense et de la sécurité et des sessions parlementaires.
Selon le ministre en charge des Affaires étrangères, Karamogo Jean Marie Traoré, ces instruments visent à « améliorer le pilotage, la concertation, la communication et la mise en ordre de plusieurs actions au niveau de la Confédération des États du Sahel ».
Le chef de la diplomatie burkinabè a expliqué que la ratification permettra désormais aux pays membres de l’AES, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « d’harmoniser leurs positions diplomatiques sur les grandes questions touchant la vie et la stabilité de l’espace confédéral ».
M. Traoré a précisé que cette coordination portera également sur « les candidatures et prises de position dans les instances internationales, ainsi que sur les réponses aux actes d’agression contre la Confédération ».
Il a rappelé qu’une plateforme d’échanges existe déjà entre les ministres des Affaires étrangères pour favoriser la consultation et l’adoption de positions harmonisées.
Le ministre a aussi évoqué le pilier développement, marqué par la création de la Banque d’investissement de la Confédération, destinée à financer les grands projets. Il a cité également la mutation en cours de l’Autorité du Liptako-Gourma vers un organe d’exécution technique chargé du suivi et de la mise en œuvre des projets confédéraux.
Sur le plan défense, M. Traoré a rappelé le projet de création d’une force unifiée de la Confédération, dont l’état-major est déjà basé à Niamey, au Niger.
Pour le ministre, le protocole additionnel « précise les modalités de consultation entre les États membres et les instruments nécessaires pour assurer un suivi et un pilotage efficaces » des actions communes de la Confédération.
En rappel, le 6 juillet 2024, la République du Mali, la République du Niger et le Burkina Faso ont procédé à la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES), avec pour objectif de mutualiser leurs efforts pour relever les défis communs dans les domaines de la paix, de la stabilité, de la diplomatie et de l’émergence économique.
La naissance de cette entité s’est matérialisée au plan juridique par la signature du Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par les Chefs d’Etats des trois pays susmentionnés. Conformément à l’article 4 du Traité, un Protocole additionnel précise, pour chacun des domaines que sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement, les compétences relevant du niveau confédéral. Par ailleurs, au titre de l’organisation de la Confédération, le Traité institue, en son article 6, trois instances dont « les Sessions confédérales des Parlements ».
Dans le but de préciser les modalités de la coordination de l’action diplomatique, des actions de développement, de la défense et de la sécurité de la Confédération et de déterminer au mieux l’organisation et le fonctionnement de l’instance dénommée « Sessions confédérales des Parlements », les Etats membres ont signé, le 23 décembre 2025 à Bamako, les quatre Protocoles additionnels au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) soumis à l’examen de l’Assemblée législative du peuple (ALP).
Conformément au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, les Protocoles additionnels requièrent la ratification de tous les Etats membres de la Confédération pour leur entrée en vigueur.
Agence d’information du Burkina
DNK/yos









