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Burkina : La politique de gratuité des soins des femmes enceintes appréciée par les populations, selon une étude
Ouagadougou, 22 mai 2026 (AIB)- Une étude conduite par l’ONG Christian Aid en collaboration avec l’ONG ATAD sur la mise en œuvre de la politique nationale de gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans conclut que cette mesure apporte un réel soulagement aux populations.
Menée de février à mai 2026 dans les régions des Hauts-Bassins, du Centre-Ouest et du Centre, l’étude révèle que la politique de gratuité des soins est largement connue et appréciée par les populations. Les bénéficiaires saluent notamment un soulagement financier important et un meilleur accès aux services de santé.
Cette étude, réalisée dans le cadre du projet « Promouvoir la fiscalité au service de la femme », visait à recueillir les perceptions des bénéficiaires, des organisations de la société civile et des acteurs de la santé, à identifier les forces et insuffisances du dispositif, à analyser les obstacles limitant l’accès effectif aux soins gratuits, ainsi qu’à évaluer les impacts de cette mesure sur les ménages et les formations sanitaires.
Selon le directeur de Christian Aid au Burkina Faso, Narcisse Dabiré, cette recherche s’inscrit dans une dynamique de promotion d’une fiscalité plus équitable et sensible au genre. « Notre ambition est de contribuer à l’amélioration de cette politique publique majeure à travers des recommandations concrètes destinées aux décideurs », a-t-il indiqué.
Cependant, plusieurs défis subsistent, notamment les longues files d’attente, l’indisponibilité ponctuelle de certains médicaments obligeant parfois les bénéficiaires à effectuer des paiements imprévus, ainsi que la surcharge de travail dans certaines formations sanitaires.
Pour la chercheuse principale, Dr Blandine Bila/Ouédraogo, cette mesure demeure essentielle et très attendue par les populations. « La gratuité soulage réellement les ménages, mais la question de sa durabilité et de l’amélioration de son fonctionnement se pose avec acuité », a-t-elle souligné.
Les résultats de cette étude seront partagés avec les autorités compétentes et les partenaires techniques et financiers afin de renforcer la mise en œuvre de la politique et d’en assurer la pérennité.
L’atelier a également permis de recueillir les contributions des participants pour enrichir le rapport final et faire émerger des recommandations adaptées aux réalités du terrain.
Agence d’information du Burkina
OS/yos









