36.9 C
Ouagadougou
mardi, 7 juillet 2026
Accueil REGIONS CENTRE Burkina : fin de la première manœuvre interarmes de 72 heures organisée...

Burkina : fin de la première manœuvre interarmes de 72 heures organisée pour fluidifier la coordination entre plusieurs corps

32

Burkina : fin de la première manœuvre interarmes de 72 heures organisée pour fluidifier la coordination entre plusieurs corps

Ouagadougou, 7 mai 2026 (AIB)-Les Forces armées nationales ont clos, jeudi à Pabré, la première manœuvre interarmes dénommée « Bangré 1 », un exercice pratique de 72 heures organisé pour permettre aux stagiaires militaires, de savoir travailler de manière coordonnée dans les opérations conduites à l’intérieur du Burkina Faso.

« Le plus important pour nous est de fluidifier les mécanismes de coordination lorsque plusieurs catégories de forces sont engagées ensemble », a souligné le chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba.

La manœuvre a réuni 218 élèves officiers d’active de l’Académie militaire Georges-Namoano et 1 370 élèves sous-officiers d’active de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA), appuyés par des unités du génie militaire, des blindés, de l’artillerie, de l’aviation et des forces spéciales.

La manœuvre a débuté par des actions offensives avant un repli tactique vers les positions amies pour y constituer une ligne de défense ferme face à l’ennemi, avec l’appui des blindés, de l’aviation et du génie militaire.

Pour le chef d’état-major de l’armée de terre, cet exercice de 72 heures, réalisé à travers plusieurs scénarios inspirés des réalités sécuritaires actuelles, permettra aux stagiaires d’appréhender la manœuvre interarmes, de développer la culture tactique et surtout de savoir travailler de façon coordonnée et efficace dans la conduite des opérations à l’intérieur du pays.

Le colonel Rouamba a indiqué que cette manœuvre est cohérente avec la dynamique actuelle qui consiste à réviser les concepts, les tactiques et les procédures afin de les adapter aux situations du moment.

Il a également salué le niveau d’engagement et la coordination observés durant les exercices.

Le chef d’état-major de l’armée de terre a saisi l’occasion pour rassurer les populations que les Forces armées nationales continueront à grandir, à s’équiper et à s’entraîner en permanence afin d’accroître leurs capacités opérationnelles pour défendre l’intégrité du territoire et répondre aux attentes des populations en matière de sécurité.

Le commandant de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA), Aly Bikienga, a précisé que la manœuvre a consisté à conduire des missions aux niveaux groupe et section.

« Il était question de mettre en pratique des missions de ces niveaux afin d’aguerrir davantage nos stagiaires pour les rendre encore plus efficaces à leur sortie », a-t-il expliqué.
Il s’est dit satisfait de l’exécution des missions par les futurs sous-officiers et élèves officiers.

De son côté, le commandant de l’Académie militaire Georges-Namoano, Baguera William Desmond, a rappelé que les futurs officiers doivent être capables de conduire une section de 34 à 40 hommes dans toutes les situations.

« Cette manœuvre leur a permis de travailler sous pression, de gérer des hommes, de mettre en œuvre le management ainsi que les techniques apprises durant leur formation », a-t-il indiqué.

Selon lui, les stagiaires ont acquis des compétences importantes en matière de planification, de coordination et de conduite des opérations.

Les participants ont salué une expérience enrichissante et proche des réalités opérationnelles.

L’élève officier d’active de deuxième année à l’Académie militaire Georges-Namoano, Ki Abdallah Azad Cédric, a indiqué avoir retenu l’importance de la coordination interarmes.

« Nous avons pu joindre la pratique à la théorie en commandant directement nos hommes et en travaillant avec le génie, les blindés, l’aviation et l’artillerie », a-t-il déclaré.

Il a estimé que cette expérience leur permet de mieux mesurer les exigences du terrain.
« Le défi est énorme, mais nous sommes prêts pour le combat », a-t-il affirmé, avant de confier sa détermination à défendre la Patrie.

L’élève sous-officier d’active de deuxième année, Martine Ouédraogo, a également salué les acquis de la manœuvre.

« En tant que personnel féminin, je suis agréablement satisfaite d’avoir pris part à cette première édition de la manœuvre Bangré 1 », a-t-elle affirmé.

Martine Ouédraogo a également confié que la manœuvre lui a permis de connaître les rôles et responsabilités dans le cadre de la section, d’apprendre à commander les Hommes et à exécuter les ordres.

Agence d’information du Burkina
YOS/ata

Laisser un commentaire