Burkina/Éducation non formelle : plus de 41 000 candidats soumis à l’évaluation certificative
Ziniaré, 19 mai 2026 (AIB)-Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a procédé, ce mardi 19 mai 2026 à Ziniaré, au lancement officiel de l’évaluation certificative de l’éducation non formelle sur l’ensemble du territoire national.
La cérémonie de lancement s’est tenue au lycée Saint Paul de Guiloungou, sous la présidence du ministre en charge de l’Enseignement de base, Sosthène Dingara, en présence des autorités administratives et éducatives locales.
Cette évaluation vise à mesurer les acquis des apprenants issus des centres d’éducation non formelle, dans une dynamique de reconnaissance officielle des compétences acquises à travers l’alphabétisation et l’apprentissage des langues nationales.
Pour la session 2026, plus de 41 000 candidats prennent part à l’examen, contre 33 000 lors de la session précédente, soit une hausse significative qui témoigne de l’intérêt croissant des populations pour l’éducation en langues nationales. Au total, 21 langues nationales sont concernées par cette évaluation à l’échelle nationale.
S’adressant aux candidats, le ministre a souligné que ce lancement traduit la volonté affirmée du gouvernement de promouvoir et de valoriser les langues nationales, piliers de l’identité culturelle et leviers du développement endogène.
« Le lancement de ce matin vient confirmer la volonté du ministère de promouvoir et de valoriser nos langues nationales », a déclaré le ministre.
Il a par ailleurs salué la participation de nombreux fonctionnaires à cette évaluation certificative, les invitant à s’engager davantage dans ce processus.
« C’est l’occasion de les encourager et de les féliciter. Nous invitons l’ensemble des travailleurs à aller vers ce certificat », a-t-il ajouté.
Une innovation majeure marque cette édition : l’intégration de l’évaluation certificative de l’éducation non formelle dans le logiciel SIGGEC, renforçant ainsi la fiabilité, la traçabilité et la modernisation du processus de gestion des examens, conformément à la vision de digitalisation de l’administration éducative portée par le gouvernement.
Dans la perspective de la valorisation accrue des langues nationales, le ministre a annoncé qu’à partir de la prochaine rentrée scolaire, l’enseignement des langues nationales sera introduit dès le CP1 dans toutes les écoles du pays, une mesure phare qui s’inscrit dans la réforme du système éducatif burkinabè.
À travers ces actions, le gouvernement réaffirme son engagement à bâtir une école inclusive, enracinée dans la vision de la Révolution progressiste populaire.
Agence d’information du Burkina
LC/ata









