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Burkina : Dr Bénéwendé Landry Hugues Ouédraogo alerte sur les répercussions de la dysfonction érectile sur les études universitaires
Ouagadougou, 6 juil. 2026 (AIB)-La dysfonction érectile ne compromet pas seulement la santé sexuelle des étudiants. Elle est également susceptible d’affecter leur confiance en eux, leur équilibre psychologique et leur parcours universitaire, selon la thèse soutenue lundi par Bénéwendé Landry Hugues Ouédraogo, pour l’obtention du grade de docteur en médecine de l’Université Joseph-Ki Zerbo.
Intitulée « Évaluation de la dysfonction érectile chez les étudiants à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou au cours de l’année universitaire 2025-2026 : prévalence, facteurs associés et impact sur les études », cette recherche révèle que trois étudiants sur dix souffre de la dysfonction érectile, affectant leur parcours universitaire
L’étude a été menée du 5 mars au 1er mai 2026 auprès de 703 étudiants de sexe masculin âgés de 18 à 30 ans. Les résultats révèlent une prévalence de 29,73 % de la dysfonction érectile.
Selon Dr Ouédraogo, 66,6 % des étudiants concernés se déclarent insatisfaits de leur vie sexuelle, une situation pouvant altérer leur estime de soi, leur bien-être psychologique et, par ricochet, leur concentration, leur motivation ainsi que leurs performances académiques.
« Nous avons constaté qu’environ un tiers des étudiants est concerné par la dysfonction érectile. C’est un phénomène qui touche de plus en plus les jeunes alors qu’il est généralement associé aux personnes âgées. Notre objectif est de contribuer à briser le silence autour de cette problématique et de promouvoir une meilleure santé sexuelle en milieu universitaire », a expliqué Bénéwendé Landry Hugues Ouédraogo.
Les analyses ont également identifié l’âge, la consommation d’alcool et les antécédents d’ulcère d’estomac comme les principaux facteurs associés à la survenue de cette affection.
Aussi, Dr Ouédraogo souligne que les préjugés, les croyances et le manque d’information figurent parmi les principaux obstacles à la prise en charge. « Plus du tiers des étudiants interrogés ignorent si la médecine moderne ou la médecine traditionnelle constitue la meilleure option thérapeutique et seuls 12,92 % des étudiants concernés ont déclaré avoir consulté un professionnel de santé», a-t-il affirmé.
Pour juguler cette dysfonction le spécialiste propose le renforcement des campagnes de sensibilisation, la diffusion d’informations médicales fiables ainsi que la mise à disposition de spécialistes, notamment des urologues et des gynécologues, dans les structures sanitaires universitaires.
Présidant le jury, le Pr Charlemagne Ouédraogo a salué la pertinence d’un sujet encore peu documenté au Burkina Faso malgré son importance pour la santé et la réussite des jeunes. Il a estimé que cette recherche contribuera à enrichir les connaissances scientifiques sur une problématique souvent entourée de tabous.
À l’issue des délibérations, le jury a élevé Bénéwendé Landry Hugues Ouédraogo au grade de docteur en médecine avec la mention très honorable et les félicitations du jury.
Agence d’information du Burkina
RAB/yos









