BURKINA-ENTREPRENEURIAT-FEMMES
Bobo-Dioulasso: Trois structures appuyées par le ministère de la Solidarité, concourent à l’autonomisation des femmes et des personnes vulnérables
Bobo-Dioulasso, 20 mai 2026 (AIB)-Des hommes et femmes de médias ont effectué, mercredi à Bobo-Dioulasso, une immersion dans trois structures privées appuyées par le ministère en charge de la Solidarité, afin de s’imprégner des initiatives développées pour l’autonomisation économique des femmes déplacées internes, des femmes des communautés hôtes et d’autres personnes vulnérables.
L’Association burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (ABPAM), située au secteur 22, ainsi que l’Union des femmes battantes, au secteur 21 de la ville de Bobo-Dioulasso, ont reçu ce mercredi 20 mai 2026 des journalistes dans leurs locaux, à l’occasion d’une immersion initiée par le ministère de la Famille et de la Solidarité.
Ces deux structures privées, organisations de la société civile, accueillent majoritairement des femmes, des jeunes filles, des personnes déplacées internes et d’autres personnes vulnérables. Elles font des métiers de l’entrepreneuriat une priorité afin de permettre à leurs bénéficiaires de s’autonomiser et de s’épanouir dans la société.
Pour le président de l’ABPAM/Espérance de Bobo-Dioulasso, Lamine Hié, l’association, créée en 1989 et reconnue en 1994, accueille actuellement 85 élèves sur son site.
Il a précisé que sa structure a été soutenue par le département en charge de la Famille et de la Solidarité en vivres et en matériels d’apprentissage de divers métiers liés à l’entrepreneuriat féminin.
M. Hié a noté que l’École des jeunes aveugles demeure une référence dans le Grand-Ouest, car plusieurs de ses membres proviennent des régions du Guiriko, du Bankui, du Djôrô et des Tannounyan.
À ses dires, une bonne collaboration existe entre sa structure et son ministère de tutelle à travers les directions régionales et provinciales pour le bon fonctionnement de l’ABPAM.
La directrice de l’École des jeunes aveugles (EJA) de l’association, Mariame Bakouan/Sangla, a assuré que des classes préparatoires et de réadaptation permettent aux élèves d’acquérir des connaissances scolaires.
« Nous suivons les élèves de la 6e jusqu’à l’université », a laissé entendre Mme Bakouan lors de la visite.
La présidente de l’Union des femmes battantes de Bobo-Dioulasso, Solange Traoré/Somé, a pour sa part révélé que son organisation regroupe 147 membres, dont 60 femmes déplacées internes ainsi que des étudiantes.
D’après la première responsable de la coopérative, sa structure forme les femmes au tissage, à la couture, à la teinture, à la saponification et à la fabrication du koko dunda.
Mme Traoré a rappelé que son union a été équipée en matériels de travail par le ministère en charge de la Solidarité au profit des femmes vulnérables.
Elle a indiqué que sa structure, créée en 2012, avait pour objectif principal d’aider les filles en difficulté.
« Les femmes qui sont dans notre union arrivent à subvenir à leurs besoins et nous demandons aux bonnes volontés ainsi qu’au gouvernement de nous soutenir davantage pour le bien-être de nos membres », a sollicité Mme Traoré.
Selon l’une des femmes de l’union, Anne Togo, qui évolue dans la confection du koko dunda, son activité lui permet de subvenir à ses besoins quotidiens.
« Nous remercions l’État qui accompagne le centre pour notre épanouissement », a-t-elle souligné.
La Cour de solidarité de Colma, située au secteur 11 de Bobo-Dioulasso, est un centre social qui accueille et prend en charge des personnes vulnérables et en difficulté sociale.
Pour le directeur provincial de la Famille et de la Solidarité du Houet, Alexis Yazouma Doh, la cour reçoit des personnes vulnérables sans domicile fixe ainsi que celles qui sont en rupture de liens familiaux.
« À ce jour, nous avons 118 pensionnaires constitués de 49 femmes, 33 hommes et le reste est composé d’enfants », a soutenu M. Doh.
Le chef de service de la Cour de solidarité de Colma, Bernard Kabré, a fait savoir que les pensionnaires apprennent, entre autres, la couture et d’autres activités génératrices de revenus.
M. Kabré a enfin félicité son département de tutelle pour son soutien indéfectible au bon fonctionnement du centre d’accueil.
Agence d’information du Burkina
NO/yos









