Sandbondtenga/Urbanisation: la délégation spéciale de Korsimoro relance le projet de la Cité Communale
Korsimoro, 4 mai 2026 (AIB) – La délégation spéciale communale de Korsimoro, réunie en session extraordinaire le 24 avril 2026 sous la présidence de Moumouni Sodré, a adopté plusieurs délibérations majeures pour la relance du Projet de la Cité Communale de Korsimoro (PCCKO), initié depuis avril 2017.
Au cours de cette session, la délégation a autorisé le renouvellement du protocole de collaboration entre la commune et le Cabinet d’appui à la sécurisation immobilière et foncière (CASIF), chargé de l’accompagnement du projet depuis sa conception.
Elle a également actualisé les arrêtés de création des instances de gestion, à savoir le Comité de pilotage (COPIL), l’Unité de gestion du projet (UGP) et le Comité consultatif des investisseurs (CCI-PAP).
Le document projet révisé (PRODOC) a été adopté comme cadre de référence détaillé pour la mise en œuvre du projet, accompagné de l’approbation du manuel de procédure révisé, qui définit le fonctionnement de l’UGP.
La session a également fixé le coût de cession des parcelles selon l’usage: 15 000 F CFA/m² pour l’habitation, 25 000 F CFA/m² pour le commerce, 30 000 F CFA/m² pour les stations-services, 25 000 F CFA/m² pour les réserves foncières, 35 000 F CFA/m² pour le centre commercial et 20 000 F CFA/m² pour autres équipements.
Au total, 1 379 parcelles à usage d’habitation dont 200 logements sociaux, 647 parcelles commerciales et 45 parcelles d’équipements divers seront mises à disposition des souscripteurs, selon le responsable du cabinet CASIF, Seni Compaoré.
Pour garantir une indemnisation juste, équitable et transparente, la délégation a adopté un plan d’indemnisation des personnes affectées par le projet, qui concerne une emprise de 420 hectares. Le processus d’indemnisation des propriétaires de terrains débutera courant mai 2026.
Le président de la délégation a souligné que ces mesures visent à « structurer l’aménagement de la future cité communale, tout en assurant la sécurité juridique et sociale des bénéficiaires et des populations affectées ».
Les travaux de la cité, démarrés le 20 avril 2020, avaient connu des suspensions liées à des incompréhensions avec les propriétaires fonciers, désormais résolues. Le coût global du projet est évalué à plus de 23 milliards de francs CFA.
Agence d’information du Burkina
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