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Loroum : La vente du fourrage offre une source de revenus aux femmes déplacées
Titao, 23 sept. 2026 (AIB)- A Titao, dans la province du Loroum, la saison pluvieuse favorise le développement d’une activité génératrice de revenus pour certaines femmes déplacées internes, qui collectent et vendent du fourrage aux éleveurs. Aux abords du barrage et dans les périphéries de la ville, elles fauchent l’herbe avant de la proposer à la vente.
Sacs d’herbe sur la tête ou transportés à l’aide de charrettes en cette soirée du mois de septembre 2026, des femmes et des enfants parcourent quotidiennement les zones accessibles à la recherche de fourrage.
Selon des vendeuses rencontrées sur place, l’activité peut leur rapporter entre 1 500 et 2 000 FCFA par jour, selon les quantités écoulées.
« Nous partons quotidiennement chercher l’herbe que nous vendons au marché à bétail à raison de 1 500 FCFA les trois sacs de 50 kg », explique Azeta Ouédraogo, une déplacée interne installée à Titao.
Pour cette dernière, la vente du fourrage constitue une solution face à l’absence d’autres sources de revenus.
« J’arrive à subvenir à mes petits besoins grâce à cette activité qui me rapporte au minimum 1 500 FCFA par jour », témoigne-t-elle.
A Titao, cette pratique s’est développée avec les difficultés d’accès aux espaces de pâturage. Les contraintes sécuritaires limitent en effet les déplacements de certains éleveurs vers les zones de brousse.
« Pour une dizaine de moutons que je dispose à la maison, je débourse chaque jour 2 500 FCFA pour le fourrage », confie Moumouni Kirakoya, éleveur à Titao depuis une quarantaine d’années.
Selon lui, l’achat du fourrage est devenu une dépense quotidienne pour les éleveurs qui souhaitent maintenir leurs animaux en ville.
Boureima Gamsonré, venu acheter de l’herbe pour son cheptel, relève également l’évolution des prix.
« L’herbe est devenue chère », affirme-t-il, expliquant cette situation par la faiblesse des pluies enregistrée cette année comparativement à la saison précédente. Il indique que le sac de 100 kg pouvait alors être vendu à 500 FCFA.
Pour les vendeuses, l’activité reste toutefois exposée aux contraintes sécuritaires.
« La brousse est inaccessible et il nous revient souvent de fuir à cause de l’insécurité », témoigne l’une d’elles.
Malgré ces difficultés, la vente du fourrage permet à certaines familles déplacées de disposer de revenus quotidiens, tout en répondant à un besoin des éleveurs contraints de s’approvisionner en aliments pour bétail à proximité de Titao.
Agence d’information du Burkina
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