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Sissili/Éducation : Les acteurs de l’enseignement secondaire font le bilan du premier trimestre à Léo

Sissili/Éducation : Les acteurs de l’enseignement secondaire font le bilan du premier trimestre à Léo

Léo, 13 février 2026 (AIB)-La Direction provinciale de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique (DPESFPT) de la Sissili a tenu, ce vendredi 13 février 2026 à Léo, son deuxième conseil de direction de l’année scolaire 2025-2026. Sous la présidence du directeur provincial, Serge Lawabien Toé, les acteurs ont passé au crible les résultats du premier trimestre et défini les orientations pour la suite de l’année.

 

Faire le point pour mieux rebondir. C’est à cet exercice que se sont livrés les responsables des établissements secondaires publics et privés, ainsi que les présidents des conseils d’établissement de la province de la Sissili. Réunis dans la salle des fêtes de la mairie de Léo, ils ont analysé les performances pédagogiques enregistrées lors de la première étape de l’année scolaire.

 

Selon les données présentées lors de ce conseil, le niveau de réussite global est jugé encourageant par les autorités éducatives provinciales. Le taux de succès s’établit à 74,39 % pour l’enseignement technique et à 63,17 % pour l’enseignement général.

 

Pour le directeur provincial, Serge Lawabien Toé, ces chiffres témoignent des efforts fournis sur le terrain. « Ces résultats sont très satisfaisants au regard du rapport présenté. Nous félicitons l’ensemble des acteurs », a-t-il déclaré. L’ambition affichée est désormais de maintenir, voire de dépasser ces statistiques d’ici aux examens de fin d’année (BEPC et baccalauréat), avec un accent particulier sur le BEPC, dont les résultats de la session précédente étaient jugés insuffisants.

 

Le conseil a également souligné l’ancrage de l’éducation aux réalités socio-économiques, conformément à la vision des autorités nationales. Le DPESFPT s’est réjoui de l’initiation des élèves à des métiers concrets tels que la couture, l’élevage et l’agriculture au sein des établissements. Cette dynamique vise à transformer l’école burkinabè en un véritable levier de développement des compétences pratiques.

 

Malgré ce tableau globalement positif, des défis subsistent et freinent l’élan des acteurs. Le manque de personnel qualifié dans plusieurs disciplines demeure le défi majeur. À cela s’ajoutent des difficultés logistiques et financières, particulièrement criantes dans le secteur privé.

 

Madeleine Kalwoulé/Karama, directrice du complexe scolaire Betsaleel, a profité de cette tribune pour exposer les difficultés spécifiques des établissements conventionnés, notamment les retards de paiement des frais de scolarité des élèves affectés par l’État, souvent remboursés tardivement, ce qui complique le paiement régulier des salaires des professeurs.

 

Elle a également évoqué la pénurie de manuels, avec l’introduction de l’Approche par les compétences (APC), l’absence de supports pédagogiques sur le marché et l’exclusion du privé des dotations étatiques, qui constituent un obstacle majeur à l’apprentissage.

 

Le conseil s’est achevé sur un appel à la mobilisation générale. Les acteurs se sont engagés à redoubler d’efforts pour que la province de la Sissili enregistre des taux de réussite records lors des examens de juin 2026.

Agence d’information du Burkina 

BAN/ata

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