Burkina-Ganzourgou-Journée-Communautés
48 heures des communautés du Ganzourgou : un appel à faire de la diversité un levier de paix et de cohésion sociale
Zorgho, 30 mai 2026 (AIB) – La province du Ganzourgou a célébré, les 29 et 30 mai 2026 à Zorgho, la première édition des « 48 heures des communautés », sous le thème : « Faire de nos diversités un levier pour la paix et le vivre-ensemble ». L’évènement a réuni autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi que des représentants des communautés nationales et étrangères vivant dans la province.
La cérémonie officielle, présidée par la Haut-commissaire de la province du Ganzourgou, Aminata Sorgho/Gouba, a été marquée par des allocutions, un défilé des différentes communautés, des prestations artistiques et culturelles, des danses traditionnelles, ainsi qu’une rue marchande mettant en valeur les produits et mets locaux.
Dans son discours, la haut-commissaire du Ganzourgou a indiqué que la paix se construit d’abord au sein des communautés à travers l’acceptation mutuelle, le respect des différences et la solidarité agissante. Elle a relevé que les défis sécuritaires, les déplacements forcés de populations et diverses fragilités sociales interpellent tous les acteurs sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale.
Mme Sorgho/Gouba a estimé que les différences liées aux cultures, aux traditions ou aux origines ne doivent jamais être perçues comme des facteurs de division, mais plutôt comme un patrimoine commun et une source d’enrichissement mutuel. Elle a invité les populations à promouvoir le dialogue entre générations, religions et communautés afin de préserver durablement la paix sociale.
Elle a remercié tous ceux qui ont contribué pour la réalisation de l’initiative.
Dans son intervention au nom des parrains, Sa Notabilité, Razang-Naba Belemwindé de Boudry a salué l’initiative des autorités provinciales qui, selon lui, traduit la volonté de bâtir une société où les différences constituent « des ponts » plutôt que des barrières. Il a rappelé que le contexte sécuritaire et humanitaire impose aux populations un devoir de solidarité et d’unité.
Naba Belemwindé a soutenu que la diversité des langues, des croyances, des coutumes et des origines constitue une richesse lorsqu’elle repose sur le respect mutuel, la tolérance et la solidarité. Il a également souligné que les expositions culturelles, les mets traditionnels, les rencontres entre communautés et les défilés démontrent que le patrimoine culturel demeure un puissant facteur de rapprochement des peuples.
Il a lancé un appel aux chefs coutumiers et religieux à poursuivre leurs missions de médiation et de sensibilisation pour la paix, aux leaders communautaires à privilégier l’intérêt collectif, aux jeunes à devenir des artisans du vivre-ensemble et aux femmes à continuer de transmettre les valeurs de paix au sein des familles et des communautés.
La première journée de l’évènement a été marquée par deux panels et un cross populaire. Le premier panel a porté sur le « rôle et la place des confessions religieuses et des coutumiers dans la promotion du dialogue inter-religieux pour la paix, le vivre ensemble et la tolérance » et le second sur la « contribution du dialogue intergénérationnel dans la promotion de la paix et de la discipline dans les sociétés traditionnelles africaines ».
Au nom des chefs coutumiers de la province, Son Excellence Naba Sanem de Zorgho a remercié la haut-commissaire pour l’initiative et salué la forte mobilisation des populations autour de cette initiative visant à consolider l’unité et la fraternité entre les communautés du Ganzourgou.
Agence d’information du Burkina
MS-dnk

