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Zoundwéogo/Santé mentale: Un panel à Manga plaide pour une meilleure prise en charge psychologique des serviteurs du peuple

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Zoundwéogo/Santé mentale: Un panel à Manga plaide pour une meilleure prise en charge psychologique des serviteurs du peuple

Manga, 31 juil. 2026 (AIB) – la Planète des Jeunes Panafricanistes a organisé vendredi un panel à Manga, au cours duquel les participants ont plaidé pour une meilleure prise en charge de la santé mentale des acteurs de l’éducation, des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autres serviteurs du peuple, confrontés aux effets du contexte sécuritaire.

Le panel s’est tenu sous le thème « La santé mentale des acteurs de l’éducation, des forces de défenses et de sécurité et des serviteurs du peuple dans un contexte d’insécurité: enjeux et stratégies de résilience », a rassemblé autorités, responsables institutionnels, acteurs communautaires et grand public.

Dans son allocution d’ouverture, la Camarade gouverneure de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma a insisté sur le caractère actuel et prioritaire de la question de la santé mentale: « Tout citoyen a besoin d’être informé et sensibilisé », a-t-elle déclaré en reliant la question de la santé mentale individuelle à la capacité collective de bâtir une nation stable et résiliente.

Elle a invité les acteurs à préserver leur équilibre psychologique afin de renforcer leur résilience et leur efficacité dans l’accomplissement de leurs missions.

A la suite, les panélistes ont d’abord clarifié le distinguo fondamental entre « santé mentale » (état de bien-être psychologique, capacité à faire face au stress normal de la vie) et « maladie mentale » (troubles diagnostiqués affectant le comportement, l’humeur et les fonctions cognitives).

Ce rappel visait à réduire la stigmatisation et à recentrer le débat sur la prévention, la détection et la prise en charge appropriée.

Le Pr Karfo Kapouné, psychiatre a présenté les données alarmantes : « une étude menée en 2021 dans la région du Nazinon révélait un taux de 22,64% des personnes ayant déjà manifesté un signe de mauvaise santé mentale, plaçant ainsi la région en tête des prévalences mesurées. Il a identifié plusieurs facteurs explicatifs : « le climat sécuritaire délétère, les effets directs et indirects de la COVID-19, le chômage, la précarité, etc. »

Les panélistes ont souligné que les conséquences personnelles, familiales et institutionnelles de la défaillance de la santé mentale peuvent réduire la productivité, conduire à des comportements autodestructeurs, conduire aux troubles psychosomatiques et entacher les relations socio-professionnelles.

Pour le formateur en soutien psychosocial, commandant Oumarou Konaté a déclaré que les études et les observations opérationnelles à travers le monde montrent qu’après les théâtres d’opérations, on enregistre très souvent plus de morts par suicide que de morts au combat, signe d’une souffrance silencieuse et mal prise en charge.

Le Trésor humain vivant Naaba Ligdi a, pour sa part, plaidé pour une meilleure valorisation des mécanismes endogènes de gestion des crises. Il a recommandé d’impliquer davantage les autorités coutumières et religieuses dans les actions de sensibilisation et de médiation, de promouvoir la parenté à plaisanterie comme facteur de cohésion sociale, de documenter les bonnes pratiques locales et d’intégrer les approches culturelles pertinentes dans les interventions de soutien psychosocial.

Agence d’information du Burkina
SM/BGB/bak

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