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Zoundwéogo/Conférence CERFI: « L’islam n’est pas venu pour effacer l’homme noir et remplacer ses traditions », Cheikh Sidi Mohamed Koné

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Zoundwéogo/Conférence CERFI: « L’islam n’est pas venu pour effacer l’homme noir et remplacer ses traditions », Cheikh Sidi Mohamed Koné

Manga, 3 mai 2026 (AIB) – La section régionale du Nazinon du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI), a organisé, dimanche à Manga, une conférence publique sur le thème « Islam et traditions », au cours de laquelle le conférencier Cheikh Sidi Mohamed Koné a affirmé que l’islam n’est pas venu pour effacer l’homme noir ni remplacer ses traditions, mais pour les valoriser et les purifier.

Cette rencontre a permis de mettre en lumière les points de convergence et de divergence entre les pratiques islamiques et les traditions locales.

L’objectif de cette conférence est de susciter un débat public, constructif, autour des pratiques islamiques et traditionnelles, afin d’identifier leurs complémentarités et leurs différences.

Selon Cheikh Sidi Mohamed Koné, conférencier du jour, « l’islam n’est pas venu pour effacer l’homme noir et remplacer ses traditions, mais, tel un orfèvre, il est venu pour polir le diamant brut de nos traditions ».

Au cours de son exposé, il a soutenu que traditions et islam peuvent s’entrelacer pour former une identité sociale solide.

Pour cet érudit des questions islamiques, le droit islamique reconnaît la coutume comme une source subsidiaire du droit. Il a précisé que toute pratique ancrée dans les habitudes d’un peuple et ne contredisant pas les textes sacrés (Coran et Sunna) est considérée comme licite et souhaitable.

À la question de savoir si l’islam adopte une posture souple face aux traditions, Cheikh Sidi Mohamed Koné a illustré son propos par une métaphore : « L’islam est à l’image de l’eau qui coule, qui prend la couleur et la forme du relief qu’elle traverse ».

Il a, par ailleurs, relevé l’existence de similitudes entre certaines pratiques islamiques et des traditions ancestrales, notamment les valeurs de solidarité, le respect des aînés et des parents, le sens de l’honneur, la parenté à plaisanterie et le renforcement des liens familiaux.

Cependant, le conférencier a rappelé que l’islam fixe des limites à ne pas franchir. Il a souligné que cette religion repose sur la croyance en l’unicité de Dieu et la reconnaissance du prophète Muhammad (Paix et salut sur lui, Ndlr) comme messager, précisant qu’aucune forme d’association à Allah n’est admise.

Pour le Secrétaire général national adjoint du CERFI, Ali Sawadogo, la forte mobilisation des participants témoigne de l’intérêt suscité par ces conférences régionales. Il a salué la pertinence du thème, estimant qu’il contribue à lever certaines incompréhensions sur l’islam.

Ce point de vue a été partagé par l’imam Noufou Zoungrana, vice-coordonnateur régional du CERFI pour le Nazinon, ainsi que par Zénabo Zoulabou, chargée des affaires féminines de la région.

En attendant d’étendre ces activités à de nouvelles zones, les conférences régionales 2026 du CERFI se sont déroulées le dimanche 3 mai 2026 dans les treize régions du Burkina Faso, au profit des musulmans et de toute personne désireuse de mieux comprendre l’islam.

Agence d’information du Burkina
SM/BGB/bak

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