Tenkodogo : La direction régionale des Mines apporte sa contribution à la restauration du couvert végétal avec 150 plants
Tenkodogo, 14 août 2026 (AIB) – La Direction régionale de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Nakambé a mis en terre 150 plants, vendredi à Tenkodogo, avec l’appui de partenaires miniers et d’acteurs de l’exploitation minière artisanale. Une opération qui s’inscrit dans la mise en œuvre régionale des orientations du ministère en faveur de la restauration du couvert végétal.
L’activité fait suite aux instructions du ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, à l’occasion de la 8e édition de la Journée nationale de l’arbre. Dans cette dynamique, le ministère avait procédé le 25 juillet 2026 à Ouagadougou à la mise en terre de 2 000 plants au niveau de la ceinture verte.
À Tenkodogo, la mise en terre a concerné plusieurs espèces adaptées. La dotation du ministère porte sur 100 plants, composés de 40 baobabs (Adansonia digitata), 40 caïlcédrats (Khaya senegalensis), 10 tamariniers (Tamarindus indica) et 10 raisiniers (Lannea microcarpa).
« L’arbre, c’est la vie », a rappelé le directeur régional de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Nakambé, Sam W. Urbain. Pour lui, l’enjeu ne réside pas seulement dans la mise en terre, mais surtout dans l’entretien et la survie des plants.
M. Sam a souligné que les activités minières et énergétiques peuvent avoir des incidences sur le couvert végétal et la biodiversité. Il a ainsi invité les différents acteurs à accorder une attention particulière à la restauration des espaces dégradés.
Il a relevé que les exploitations minières industrielles sont encadrées par des études d’impact environnemental et des plans de gestion, tout en estimant que des efforts de sensibilisation et de responsabilisation doivent se poursuivre auprès des acteurs de l’exploitation minière artisanale.
L’opération a bénéficié de l’appui de Kiaka SA, Soleil Mining Resources et des artisans miniers. Le site de plantation a été retenu en concertation avec les services des Eaux et Forêts, afin de favoriser la protection, l’entretien et le suivi des plants.
Le directeur des affaires corporatives de Kiaka SA, Dr Christian Ouédraogo, a indiqué que sa structure entendait accompagner l’initiative portée par les services régionaux. Il a rappelé l’existence, au sein de la société, d’une politique de reforestation dans les communautés où elle intervient.
« La mine ne peut pas être en reste », a-t-il déclaré, appelant les entreprises minières à prendre leur part dans les efforts nationaux de restauration du couvert végétal.
Dr Ouédraogo a également invité les institutions, les populations et les opérateurs économiques à contribuer à la création et à l’entretien de bosquets.
Le représentant des artisans miniers a, pour sa part, salué l’implication des acteurs de l’exploitation artisanale dans cette opération. Il a insisté sur l’importance de la restauration des espaces dégradés par les activités d’orpaillage et exhorté ses pairs à multiplier les initiatives de plantation.
Agence d’information du Burkina
SM/yos

