ROYAUME-UNI-REDUCTION-AIDE-AFRIQUE
Aide financière aux pays africains: le Royaume-Uni annonce une réduction de plus de 40 %
Ouagadougou, 14 août 2026 (AIB)-Le Royaume-Uni procèdera à une diminution de plus de 40 % de son aide financière directe à plusieurs pays africains, ainsi qu’à la Syrie et à l’Afghanistan, dans le cadre d’une réduction des crédits alloués à ces fins, qui passeront de 0,5 % à 0,3 % du revenu national brut (RNB), a rapporté la presse britannique.
L’année dernière, Londres avait déjà pris une décision similaire afin de rediriger les fonds vers le renforcement de la défense et de la sécurité nationale.
Selon les médias, le budget total de l’aide bilatérale du Royaume-Uni diminuera de 43 %, passant de 3,14 milliards de livres sterling (3,6 milliards d’euros) au cours de l’exercice 2024-2025 à 1,79 milliard de livres sterling (2 milliards d’euros) en 2028-2029.
En Afrique, les réductions toucheront notamment la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, la Tanzanie, le Malawi, le Mozambique, la Zambie, le Rwanda, l’Ouganda, l’Éthiopie, le Zimbabwe, le Ghana, l’île Maurice et le Sénégal.
Les plus fortes réductions concerneront la Sierra Leone, dont l’aide bilatérale devrait baisser de 83 %, la Somalie (49 %), le Soudan du Sud (46 %) et la RDC (29 %) entre 2024-2025 et 2028-2029.
D’autres pays africains seront particulièrement affectés. Les financements destinés au Malawi et au Mozambique devraient diminuer d’environ 90 %, tandis que le Rwanda et la Zambie subiront des réductions de plus de 80 %. Le Kenya, la Tanzanie et d’autres partenaires africains historiques verront également leurs programmes d’aide ramenés à des niveaux très faibles.
À l’échelle du continent, l’aide bilatérale britannique devrait diminuer de 56 % d’ici 2028-2029, soit une baisse de quelque 874 millions de livres sterling par rapport à 2024-2025, selon l’organisation britannique Bond.
Cette réduction intervient alors que Londres entend privilégier davantage les financements multilatéraux et les partenariats axés sur l’investissement, tout en réduisant les allocations bilatérales directes à plusieurs pays.
Le gouvernement britannique affirme vouloir utiliser l’aide publique au développement de manière « plus stratégique », en l’associant davantage aux investissements, à l’expertise et aux partenariats.
Les organisations humanitaires britanniques dénoncent pour leur part les conséquences de ces coupes sur les populations des pays les plus pauvres et les plus vulnérables, notamment face aux conflits, à la pauvreté et aux effets du changement climatique.
Au-delà de l’Afrique, l’aide bilatérale britannique à l’Afghanistan et à la Syrie diminuera respectivement de 39 % et de 55 % sur la même période.
Le gouvernement britannique assure toutefois que les allocations par pays ne constituent qu’une partie de l’aide publique au développement et que Londres consacrera une proportion plus importante de cette aide aux organisations multilatérales.
Agence d’information du Burkina
TASS

