Tapoa : Le président de la délégation spéciale de Diapaga au contact des producteurs de la commune
Diapaga, 5 août 2026 (AIB)-Le président de la délégation spéciale de Diapaga, Yambi Bamogo, a mis à profit la fête de l’indépendance pour visiter les champs et échanger avec les producteurs de sa commune. Il était accompagné dans cette sortie par le 1er vice-président Soali Ouali.
Le déplacement qui l’a conduit sur le site rizicole de la commune où 306 ménages exploitent le riz sur une superficie de 10 hectares.
Ce site, il faut le rappeler, a été aménagé par l’ONG Action contre la Faim en 2025, au profit des personnes affectées par le terrorisme dans la commune de Diapaga.
La province de la Tapoa fait face depuis quelques années à des défis sécuritaires et humanitaires.
C’est donc pour inverser la tendance et s’inscrire dans la dynamique nationale de relèvement et de résilience des communautés, conformément aux orientations du camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle les Burkinabè à produire ce qu’ils consomment et à consommer ce qu’ils produisent, que la délégation spéciale a élaboré ce projet avec la bénédiction financière de l’ACF, afin que les déplacés internes et les hôtes de Diapaga puissent retrouver leur autonomie alimentaire et sortir progressivement de la logique d’assistanat.
10,30 hectares, dont 404 parcelles de 250 m² chacune, fruits du partenariat entre la délégation spéciale et l’ACF, ont ainsi été aménagés pour 306 ménages bénéficiaires.
Les producteurs bénéficient d’intrants, de semences améliorées, de deux châteaux d’eau, et de l’accompagnement technique du service de l’agriculture.
Au cours de la visite, le président de la délégation spéciale, Yambi Bamogo, a salué l’engagement de l’ACF et encouragé les producteurs à travailler avec abnégation.
Il a déclaré : « Le riz que vous produisez ici est la preuve que même dans la difficulté, nous pouvons nous prendre en charge. »
Du site rizicole aux champs de maïs, les spéculations sont au stade de ramification et montaison pour certains, et à celui d’épiaison pour le maïs. Toutes les spéculations présentent une physionomie qui augure de bonnes récoltes si les pluies se poursuivent.
Pour Bakari Kaboré, chef de zone d’agriculture, l’impact attendu est de 5 à 6 tonnes par hectare de riz sur le site, ce qui va réduire la dépendance à l’aide. Et le PDS de conclure que le travail abattu sur le site est un message clair : la commune de Diapaga refuse de tendre la main, et la souveraineté alimentaire est en marche dans sa commune.
Possibo Couldiati, une exploitante sur le site rizicole : « On n’attendait des sacs de riz d’ailleurs. Aujourd’hui, c’est nous qui produisons notre propre riz. C’est une fierté pour nous. »
Il faut noter que 20 bassins sont prévus pour le maraîchage en saison sèche. La spéculation utilisée est la FKR 19.
Agence d’Information du Burkina
LBK/ata

