Bougouriba/Lutte contre le paludisme : Les acteurs locaux mobilisés pour la première édition des Journées nationales de lutte anti-vectorielle
Diébougou, 7 août 2026 (AIB) – Les autorités administratives, sanitaires, coutumières, religieuses ainsi que les leaders d’opinion de la province de la Bougouriba ont pris part, le jeudi 6 août 2026 à Diébougou, à une rencontre de plaidoyer et de mobilisation en prélude à la première édition des Journées nationales de lutte anti-vectorielle (JNLAV). La rencontre était présidée par le Haut-commissaire de la province, Amidou Konaté, également président du Conseil de santé du district.
Cette rencontre visait à susciter l’adhésion et l’engagement des différents acteurs en faveur de la campagne nationale de lutte contre le paludisme, qui se déroulera du 8 au 9 août 2026 dans la province.
Selon les responsables sanitaires, l’objectif global des Journées nationales de lutte anti-vectorielle est de contribuer à la réduction de la transmission du paludisme à travers l’institutionnalisation d’actions régulières d’élimination des gîtes larvaires et d’assainissement durable du cadre de vie.
Le Médecin-chef du district (MCD) sanitaire de Diébougou, Dr Faïssal Nikiéma, a rappelé que le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité dans les formations sanitaires, particulièrement en cette période d’hivernage, propice à la prolifération des moustiques. Pour lui, seule une forte mobilisation communautaire permettra de réduire efficacement l’impact de cette maladie.
Dans la Bougouriba, les interventions retenues pour cette première édition portent notamment sur le curage des caniveaux, l’élimination des gîtes larvaires dans les espaces publics, la collecte et la gestion des pneus usagés ainsi que l’assainissement des dépôts sauvages d’ordures.
Présidant la rencontre, le Haut-commissaire Amidou Konaté a invité l’ensemble des forces vives de la province à s’approprier cette initiative en participant activement aux activités programmées.
« La lutte contre le paludisme est l’affaire de tous. Chaque citoyen doit poser des actes concrets pour assainir son environnement afin de protéger sa famille et sa communauté », a-t-il exhorté.
Il a également appelé les autorités locales, les services techniques, les organisations communautaires et les leaders coutumiers et religieux à poursuivre les actions de sensibilisation afin d’assurer une forte participation des populations.
À travers cette campagne, les autorités sanitaires entendent renforcer les mesures préventives et accélérer les efforts visant à faire reculer durablement le paludisme, avec pour ambition de l’éliminer comme problème majeur de santé publique au Burkina Faso à l’horizon 2030.
Agence d’Information du Burkina
KMG/ata

