STIC’26 : Des Burkinabè décrochent le premier prix avec leur IA agricole intégrant les langues nationales « Terra AI »

STIC’26 : Des Burkinabè décrochent le premier prix avec leur IA agricole intégrant les langues nationales « Terra AI »

Ouagadougou, 22 août 2026 (AIB) – L’IA agricole intégrant les langues nationales dénommée « Terra AI », conçue par les Burkinabè Innocent Kaboré et Ezekiel Bahoum, a remporté, samedi à Ouagadougou, le premier prix de la première édition du Sahal Tech Innovation Challenge (STIC’26). Leur projet a été sélectionné parmi 600 candidatures issues de 23 pays africains.

Organisé par Sahal Tech Innovation Challenge, structure spécialisée dans la conception et la vente d’applications et de plateformes, le concours vise à révéler les talents des jeunes, à accroître leur visibilité et à leur offrir des opportunités d’accompagnement.

« Nous avons reçu 600 projets que nous avons procédé à une analyse afin d’en retenir 60, puis 10 projets, et enfin les 3 projets présentés aujourd’hui », a déclaré la Directrice générale (DG) du STIC, Nelly Minoungou/Zagré.

Innocent Kaboré et Ezekiel Bahoum ont présenté « Terra AI », un outil d’intelligence artificielle destiné à accompagner les agriculteurs. L’application permet de détecter les maladies des plantes et les insectes nuisibles, de faciliter la vente des produits agricoles et de fournir des informations météorologiques.

La particularité de « Terra AI » est d’intégrer les langues nationales pour le rendre accessible aux producteurs.

« Nous allons aller sur le terrain, recueillir les retours et l’améliorer. Nous voulons leur permettre de l’utiliser dans leur langue locale et de répondre aux problèmes qu’ils rencontrent réellement. Notre ambition est de faire de « Terra » non seulement un projet, mais une solution qui aura un véritable impact sur l’agriculture et qui pourra être utilisée par les Burkinabè », a confié Innocent Kaboré.

Les deux autres lauréats primés sont le Sénégalais Ibrahim Dia et la Malienne Maïmouna Dicko. Pour la DG, cette première édition impose de voir plus grand. « Plus de 600 projets de 23 pays africains, une génération entière de talents qui nous dit une chose : l’Afrique n’attend pas son avenir, elle est déjà en train de le construire », a-t-elle souligné.

Livrant le message du Premier ministre, le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, Célestin Simporé, a insisté sur la souveraineté technologique.

« Notre ambition ne doit plus être simplement d’utiliser les technologies produites par d’autres. Nous devons atteindre le stade où nous produisons nos propres technologies, maîtrisons nos données, développons nos solutions d’intelligence artificielle, construisons nos plateformes, formons nos compétences et exportons nos innovations vers l’Afrique et le monde. »

Pour Nelly Minoungou, « le temps où l’Afrique était uniquement un marché pour les technologies développées ailleurs doit progressivement laisser place à une nouvelle réalité. L’Afrique doit aussi devenir un lieu où les technologies du futur sont imaginées, développées, financées et exportées ».
Le concours du STIC a débuté le 23 mai 2026. La 2e édition est déjà prévue pour 2027.

Agence d’information du Burkina
OB/yos

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