Burkina/Protection civile : une simulation grandeur nature pour tester la réponse aux catastrophes

Burkina/Protection civile : une simulation grandeur nature pour tester la réponse aux catastrophes

Ouagadougou, 22 août 2026 (AIB)- Environ 700 acteurs ont été mobilisés samedi à Ouagadougou pour tester, à travers une simulation grandeur nature du plan national Orsec, la capacité des services de secours à répondre de manière coordonnée à des situations de catastrophe. Le scénario, articulé autour de deux sites a concerné 167 victimes fictives, dont une personne décédée.

L’exercice s’est déroulé principalement sur deux sites retenus pour la simulation : les abords des barrages n°2 et n°3 de Tanghin et une unité de production de pesticides à Kosso. Il a mobilisé notamment la Direction générale de la protection civile, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP), le SAMU, la Police nationale, la Police municipale, les Eaux et Forêts, la Croix-Rouge, les services de santé, le SP/CONASUR ainsi que les Forces armées nationales.

L’objectif était notamment de tester la mobilisation des moyens, la coordination entre les différents intervenants et la chaîne de prise en charge des personnes affectées, depuis les opérations de sauvetage jusqu’aux soins, à l’évacuation et au relogement.

Au niveau des barrages de Tanghin, un débordement des plans d’eau ayant provoqué des inondations a affecté les populations riveraines.

Les sapeurs-pompiers, le SAMU, la Croix-Rouge, le SP/CONASUR, les services de santé et les forces de défense et de sécurité ont été mobilisés pour les opérations de sauvetage, de sécurisation et de prise en charge des victimes fictives.

Après leur extraction, les victimes ont été orientées vers un centre d’accueil pour recevoir des soins, de la nourriture et, pour certaines, une solution de relogement. Les cas nécessitant une prise en charge médicale ont été évacués vers les centres hospitaliers universitaires Yalgado-Ouédraogo et Bogodogo.

Le bilan global présenté à l’issue de la manœuvre fait état de 167 victimes fictives, réparties entre une personne décédée, six urgences absolues, 60 urgences relatives et 100 personnes impliquées c’est-à-dire affectées par le sinistre sans être directement blessées.

Le second principal site de simulation est une unité de production de pesticides dénommée Rambo. Le scénario prévoyait une explosion suivie d’un incendie, ainsi que des incidents liés à des produits chimiques.

Les équipes mixtes intervenues sur le site ont assuré la maîtrise du feu, la prise en charge des personnes intoxiquées, la décontamination, l’administration des premiers soins et l’évacuation des victimes nécessitant des soins spécialisés.

Une unité mobile de désinfection composée de spécialistes en risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC) a notamment été engagée pour cette intervention.

La simulation a permis de mobiliser différents moyens de secours. La BNSP a notamment engagé quatre ambulances, contre deux pour le SAMU, deux pour la Croix-Rouge et deux pour la Direction centrale du service de santé des armées.

Au volet humanitaire, le SP/CONASUR a pris en charge 110 personnes au niveau du centre d’accueil des sinistrés. Après tri, 36 personnes ont été relogées sur un site choisi à cet effet.

Les opérations étaient coordonnées depuis un commandement des opérations de secours installé à l’Agence nationale de la météorologie.

Sur les différents sites, le commandant de la BNSP, le colonel Daba Naon, le directeur de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Issa Ouédraogo et d’autres responsables qui ont suivi en temps réel le déroulement des opérations se sont déplacés sur les sites pour encourager les sinistrés.

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Issa Ouédraogo cette simulation rappelle la nécessité pour les différents acteurs de rester en permanence prêts à intervenir.

« Comme la catastrophe ne prévient pas, il faut que nous soyons toujours en alerte pour qu’à chaque fois qu’il y aura une situation, nous soyons prêts à apporter la réponse », a-t-il déclaré.

Il a invité les ministères et les structures publiques et privées impliqués dans le dispositif à maintenir leur niveau de préparation et appelé l’Etat à mettre à disposition les moyens nécessaires.

« À chaque fois qu’il y aura une situation, nous devons être déjà prédisposés, prêts à intervenir pour sauver nos populations », a-t-il insisté.

L’exercice doit ainsi servir à apprécier le fonctionnement du dispositif, à renforcer la coordination entre les différents acteurs et à identifier les éventuelles insuffisances à corriger en vue d’une intervention réelle.

Cette simulation grandeur nature constitue une première au niveau national depuis l’adoption du dispositif ORSEC en 2012.

Agence d’information du Burkina
YOS/ata

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