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Sanguié : Réo en ordre de bataille pour la lutte anti-vectorielle
Réo, 10 août 2026 (AIB) La première édition des Journées nationales de lutte antivectorielle a été officiellement lancée le samedi 8 août, devant la mairie de Réo, sous la présidence du Haut-Commissaire de la province du Sanguié, Talari Germaine Ouoba.
L’activité a été marquée par une opération de curage des caniveaux et de ramassage des ordures ainsi que des messages poignants à l’endroit des populations. Cette initiative, portée par le district sanitaire de Réo, vise notamment à réduire les gîtes larvaires, en mettant l’accent sur l’assainissement des cadres de vie et la responsabilisation des populations dans la lutte contre le paludisme.
Le Médecin-chef du district (MCD) de Réo, Dr David Nikiema, a expliqué que les stratégies de lutte contre le paludisme, notamment la distribution des moustiquaires imprégnées et la chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants de 3 à 59 mois, doivent être accompagnées par des actions d’assainissement.
« L’action de l’homme contribue à ce que le vecteur de la maladie, notamment le moustique, puisse se reproduire », a-t-il souligné, invitant les populations à éliminer les eaux stagnantes et autres endroits susceptibles de favoriser la prolifération des moustiques.
Selon lui, une eau stagnante pendant quelques jours peut constituer un gîte larvaire favorable à la reproduction des moustiques. Il a donc appelé les populations à devenir des acteurs essentiels de cette lutte, vu que l’État ne peut intervenir dans toutes les concessions.
Le Haut-Commissaire du Sanguié est revenu sur l’action anthropique qui demeure au cœur de la problématique. Elle a exhorté chaque ménage à assainir régulièrement son environnement, notamment en vidant les récipients contenant de l’eau stagnante et en éliminant les objets abandonnés pouvant retenir l’eau de pluie.
De son côté, le président de la délégation spéciale (PDS) de Réo, Issaka Sindi Zagré, a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective. Il a rappelé que les caniveaux de la ville avaient déjà été curés en 2025 avec l’accompagnement du Projet d’urgence pour le développement territorial et la résilience (PUDTR), avant de constater leur nouvel encombrement.
« La mairie ne peut pas tout faire », a-t-il déclaré, appelant les citoyens à adopter des comportements responsables. Il a également annoncé une opération de sensibilisation et de contrôle, en collaboration avec les services de sécurité, dans certains espaces publics, notamment le marché central.
Les Journées nationales de lutte antivectorielle se dérouleront en quatre vagues. Après celle du mois d’août, d’autres opérations collectives sont prévues en septembre, octobre et novembre 2026.
Le Haut-Commissaire a enfin salué l’accompagnement de la Croix-Rouge dans l’opération, notamment pour le ramassage des déchets, avant de déclarer officiellement lancées les activités dans la province du Sanguié.
Agence d’information du Burkina
FGB/AS/ATA

