Burkina : la communauté congolaise salue la reconnaissance de son association et vise la déclaration d’utilité publique

Burkina : la communauté congolaise salue la reconnaissance de son association et vise la déclaration d’utilité publique

Ouagadougou, 8 août 2026 (AIB)- La Communauté unie des ressortissants du Congo-Brazzaville au Burkina Faso (CURCB-BF) a exprimé samedi à Ouagadougou sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour la reconnaissance officielle de son association et affiché sa volonté d’œuvrer pour accéder, à terme, au statut d’association d’utilité publique.

Réunis en assemblée générale, les membres de la communauté ont notamment pris connaissance du récépissé attribué à leur organisation par le ministère chargé de l’Administration Territoire. Pour le président de la Communauté unie des ressortissants du Congo-Brazzaville au Burkina Faso, Mavoula Céleste, cette reconnaissance constitue une étape importante dans la consolidation de l’organisation et de son intégration dans la société burkinabè.

En projection « Nous prévoyons, dans l’exercice de notre mandat, travailler à ce que notre communauté puisse atteindre ce titre d’association d’utilité publique », a indiqué le président de la CURCB- BF

Pour atteindre cet objectif, la communauté prévoit notamment de réaliser des forages au profit des personnes déplacées internes et d’accompagner les enfants de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés sur le champ de bataille.

À l’approche de la rentrée scolaire, elle entend également mobiliser ses membres pour soutenir ces enfants en leur fournissant notamment des fournitures scolaires.

« Nous allons mobiliser notre communauté autour de ces questions cruciales pour permettre à ces enfants d’avoir espoir comme tout autre enfant qui doit mériter d’aller à l’école avec toutes les fournitures possibles », a expliqué le président.

L’assemblée générale a également permis de faire le bilan de la première année d’exercice du bureau. Selon Mavoula Céleste, cette période a essentiellement été consacrée à la structuration et à l’unification de la communauté, qui comptait auparavant deux bureaux.

L’obtention du récépissé a constitué la principale étape de cette phase de transition. La communauté a parallèlement mené plusieurs activités de solidarité au profit de ses membres, notamment lors de décès et d’autres événements familiaux.

Le bureau a également œuvré au rapprochement avec l’ambassade du Congo en Côte d’Ivoire, qui dispose de la juridiction sur le Burkina Faso. Ce rapprochement a notamment abouti à l’organisation à Ouagadougou d’une mission d’enrôlement pour l’établissement des cartes consulaires et des passeports.

Selon les chiffres communiqués par le président, 99 ressortissants congolais ont obtenu une nouvelle carte consulaire, tandis que 67 autres se sont fait établir à la fois une carte consulaire et un passeport.

Pour l’étudiante en bioanalyse et assurance, Hugord Melvina « Grâce à l’établissement de cette association, ça a été plus facile d’avoir mon passeport aujourd’hui ».

Elle a invité les responsables de l’association à poursuivre leurs efforts. Elle a notamment souhaité voir davantage d’actions en faveur de la communauté et, à terme, l’établissement d’une ambassade du Congo au Burkina Faso.

Emmanuel Makelet, ingénieur agronome et membre de la communauté installé au Burkina Faso depuis 1995, s’est également réjoui de l’opération d’enrôlement.

« C’est vraiment une grande satisfaction et nous félicitons l’association par rapport à leurs interventions », a-t-il déclaré, soulignant l’importance des passeports et cartes consulaires pour les Congolais vivant à l’étranger.

Il a encouragé le bureau à multiplier les actions en faveur de l’unité, de la cohésion sociale et de l’accompagnement des membres.

Forte de plus de 500 membres, selon son président, la communauté congolaise entend ainsi poursuivre son intégration au Burkina Faso et renforcer sa contribution à la vie sociale et au développement du pays.

Selon Mavoula Céleste l’histoire de la communauté congolaise au Burkina Faso remonte aux années 1993, période à laquelle les premiers Congolais seraient arrivés dans le pays et se seraient progressivement constitués en communauté. D’abord organisés de manière dispersée, ils ont ensuite ressenti le besoin de se regrouper au sein d’une association.

Agence d’information du Burkina
YOS/ata

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