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Respect des libertés démocratiques et syndicales

L’UAS mobilise ses bases dans l’Ouest

L’Unité d’action syndicale (UAS) du Burkina Faso a organisé une assemblée générale, le samedi 24 septembre 2022, à Bobo-Dioulasso. Ladite assemblée a réunis les délégués du personnel et les délégués syndicaux des régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest.

 

La crise humanitaire et sécuritaire que traverse le Burkina Faso, la vie chère, les atteintes aux libertés individuelles et collectives préoccupent, entre autres sujets, l’Unité d’action syndicale (UAS). Pour ce faire, elle a mobilisé sa base des régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, le samedi 24 septembre 2022 à Bobo-Dioulasso, à l’occasion d’une assemblée générale (AG). Le président du mois de l’UAS, Inoussa Nana, a dépeint les relations entre l’UAS et les nouvelles autorités. Les nouvelles autorités, a-t-il indiqué, avaient invité l’UAS à accompagner le gouvernement et à faire des propositions pour la Transition.

Chose, à en croire M. Nana, qui a été rejetée par l’Unité d’action syndicale. « Nous avons poliment décliné l’offre en indiquant que nous nous en tenions à notre mission de défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs et de veille citoyenne », a-t-il confié. Mais néanmoins, a fait savoir Inoussa Nana, l’UAS a signifié aux nouveaux dirigeants que ses préoccupations essentielles étaient relatives à la sécurité des populations et leurs biens, à l’assainissement de la gestion des ressources nationales, au respect des libertés démocratiques, au respect des engagements pris avec les organisations syndicales et à la garantie du pouvoir d’achat.

Le président du mois a, en outre, précisé que l’UAS déplore le non-respect des engagements pris par le Président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, « en l’occurrence, l’engagement d’impliquer les syndicats dans certaines concertations ». « Les syndicats ont été délibérément exclus des rencontres sur la fixation des prix des produits de grande consommation », a-t-il pris en exemple. Sur la situation sécuritaire, huit mois après l’arrivée au pouvoir du MPSR, ne s’est guère améliorée, aux yeux de Inoussa Nana et ses camarades.

Depuis le début de l’année 2022, les prix de tous les produits ne cessent de grimper, a relevé M. Nana, en plus de « tentatives de remise en cause des droits et acquis des travailleurs ». Le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est jusque-là de 30 684 F CFA. L’UAS qui a revendiqué son relèvement à 60 000 F, n’approuve pas « l’allégation » selon laquelle une augmentation au-delà de 37 807 F CFA sera intenable pour le patronat burkinabè. « Le gouvernement fait fi de sa responsabilité et se plie aux exigences du patronat », a avancé M. Nana. D’où son invite à la base à rester mobilisée en vue d’une unité d’action autour de sa plateforme revendicative minimale de 22 points dont les grandes lignes sont entre autres, le respect des libertés démocratiques et syndicales et la sécurité des populations et leurs biens.

Alpha Sékou BARRY

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