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Campagne agricole 2022-2023

De bonnes récoltes en perspective dans les Hauts-Bassins

Dans le cadre de la tournée de suivi de la campagne agricole 2022-2023, le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Innocent Kiba, a visité des champs dans la province du Houet, le vendredi 2 septembre 2022. A l’issue de la tournée, il a jugé satisfaisante, l’évolution de la campagne dans la province.

 

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Innocent Kiba, a poursuivi sa tournée de suivi de la campagne agricole en visitant des champs dans les villages de Matourkou et de Noumoudara (la province du Houet), le vendredi 2 septembre 2022. A Matourkou, commune de Bobo-Dioulasso, c’est l’exploitation agricole d’un regroupement de femmes déplacées internes qui a reçu la visite du ministre et sa délégation. Avec une superficie totale de 5 ha dont 3,40 ha emblavée, l’exploitation est constituée de maïs et de niébé. La production prévisionnelle est de 3,75 tonnes pour le maïs et 2,15 tonnes de niébé. Selon Kadidja Coulibaly, responsable des femmes déplacées internes, les prévisions sont bonnes à ce stade de l’évolution des spéculations. Cela, a-t-elle renchéri, leur redonne un peu d’espoir car dans leur situation, il est difficile d’avoir à manger. Ce site a retenu l’attention du ministre en charge de l’agriculture, qui a salué l’initiative des femmes déplacées internes de s’investir dans la production agricole pour subvenir à leur besoin. « Nous avons pu constater une résilience des femmes qui se sont investies et qui montrent beaucoup de combativité pour exploiter les terres dont elles ont bénéficié », a-t-il laissé entendre. Pour Innocent Kiba, ces femmes ont bénéficié de l’accompagnement de son département en termes d’intrants et de semence.

Dans la commune de Peni, à Nomoudara, la délégation ministérielle a visité des champs exploités par des personnes « assez exemplaires » qui mettent en expérimentation ce qu’ils ont appris en appui conseil. Il s’agit de l’exploitation de Mory Ouattara. Ce producteur modèle a emblavé 5 ha et fait de la diversification dans les spéculations. En effet, M. Ouattara a consacré 2 ha à la production du maïs, 2 autres au mil et 1 ha au niébé. Bénéficiaire de l’engrais dans le cadre du mécanisme agri-voucher et en appui conseil, le champ de ce producteur présage de bons rendements.

 

8 à 10 tonnes de riz par hectare

 

Par contre, dans les champs voisins de Mory Ouattara, le constat n’est guère reluisant. N’ayant pas bénéficié du programme d’appui, le champ de maïs (1 ha) de Robert Kouraogo, est en retard et fait l’objet d’attaque de chenilles légionnaires. Le ministre a de ce fait prodigué des conseils à M. Kouraogo afin de traiter son champ contre lesdites chenilles.

Le dernier site visité fut celui des tests de nouvelles variétés hybrides de riz et de mil de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) à Farako-Ba. Sur ce site, le ministre a été émerveillé par le rendement potentiel de 5 nouvelles variétés hybrides de riz qui est de 8 à 10 tonnes par ha. Le ministre a donc encouragé les chercheurs à continuer dans la même dynamique et a promis d’œuvrer pour que ces nouvelles variétés soient homologuées pour le grand bonheur de la population. « L’homologation va permettre de booster la production rizicole dans notre pays pour atteindre le million de tonnes de riz », a laissé entendre Innocent Kiba.

Avant de visiter les champs, le ministre s’est rendu, dans la matinée, sur le site de la ferme d’élevage de poules « Neema-Balo » pour encourager le promoteur et s’enquérir des conditions d’élevage. Créée en 1996, cette unité avicole est installée dans la zone-périurbaine de la ville de Bobo-Dioulasso (environ 8 km). Dirigé par Dr Dramane Traoré, la ferme produit des œufs (6,5 millions par an), du poulet de chair (48 000 têtes/an) et des aliments de volaille (300 tonnes/an). Selon le responsable de la ferme, l’alimentation de la volaille est la plus grosse poche de dépenses. « Nous avons des difficultés pour nourrir la volaille. Ces difficultés sont liées au coût du prix du maïs qui est très cher au Burkina Faso. Nous dépensons environ 7 millions F CFA par semaine dans l’alimentation », a-t-il indiqué. Dr Traoré a ainsi solliciter des actions du gouvernement contre les exportations frauduleuses qui perturbent la distribution et un plan de soutien pour la relance de la filière.

Noufou NEBIE

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