Centre-Ouest

Sanguié

Lutte contre le VIH/Sida dans le Centre-Ouest

Une prévalence de 2,3% de l’infection à VIH chez les femmes

Réo, (AIB). Après une première phase pour impliquer les chefs traditionnels de la cité du cavalier rouge, en novembre 2021, c’était au tour des personnes de ressources de Réo d’être sensibilisées, le vendredi 15 juillet 2022, sur la problématique du VIH afin de susciter leur engagement pour la prévention et l’accompagnement communautaire.

La région du Centre-Ouest se retrouve dans le peloton de tête avec un taux de prévalence de 2,3% de l’infection à VIH chez les femmes de 15 à 49 ans contre le taux national qui tourne autour de 0,7 %. C’est dans ce contexte que l’association RAYIMI avec l’appui financier de l’ONUSIDA, s’est engagée auprès des chefs traditionnels, à intensifier le plaidoyer, la sensibilisation des populations ainsi que le dépistage volontaire afin de prévenir l’infection à VIH d’une part et de booster les indicateurs de la eTME d’autre part. Ainsi, un atelier a été organisé , le 15 juillet 2022, à l’attention des personnes ressources de Réo dont les leaders coutumiers et religieux ainsi que quelques services techniques à savoir l’antenne régionale du SP/CNLST sur la question afin qu’ils puissent aller jouer leur partition au sein de leurs communautés. Et pour Naba Saga 1er, chef d’Issouka et fondateur de l’association RAYIMI, il n’est pas question de baisser les bras. Toute chose qui l’a conduit à susciter l’engagement de ses pairs dans la lutte. La persistance de la propagation de l’épidémie, selon l’association RAYIMI, pourrait être due entre autres aux facteurs socio-culturels et économiques. Ces facteurs, à l’en croire, produisent à bien des égards des impacts sur les cas de nouvelles infections aux IST et au VIH. Selon Désiré Yaméogo de RAYIMI, cette phase 2022 du projet qui concerne les communes de Réo dans le Sanguié et de Léo dans la Sissili, permettra de renforcer et de passer à l’échelle de l’engagement des chefs traditionnels. Et d’intensifier le plaidoyer, la sensibilisation des populations ainsi que le dépistage volontaire et par cas index au niveau des CREN des CSPS impliqués dans le projet afin de prévenir l’infection à VIH d’une part et de booster les indicateurs de la eTME d’autre part. Le secrétaire général de la province, Sibiri Boukari Kaboré, a salué cette initiative qui, à l’entendre, contribuera sans nul doute à éveiller les consciences quant à la lutte contre ce fléau. A noter que la mise en œuvre du projet sera assurée par les membres de l’association Rayimi en collaboration avec les structures sanitaires, les services d’action sociale, les radios locales et les communes.

RAYIMI est une association créée pour favoriser le développement local et le bien-être des populations du Burkina Faso en général et la région du Centre-Ouest en particulier.

Pascal BAKO

 

 

 

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