Sécurité dans la Province du Passoré

Les services de sécurité et leaders d’opinion réfléchissent sur la situation

Le Haut-commissaire du Passoré, Issiaka Segda en collaboration avec les responsables en change de la sécurité dans la Province du Passoré a présidé le jeudi 3 mars 2022 à Yako, les travaux d’une rencontre d’échanges sur la situation sécuritaire de la localité.

La situation sécuritaire est très inquiétante dans la province du Passoré depuis l’attaque terroriste du commissariat de district de police de Bagaré, survenue dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 février 2022. Ainsi, c’est pour trouver des solutions endogènes à la propagation du mal dans la localité que les responsables religieux, coutumiers, organisations de la société civile, autorités sécuritaires et responsables d’associations du Passoré se sont retrouvés dans la matinée du jeudi 3 mars 2022 dans l’enceinte du Haut-commissariat du Passoré pour mener des réflexions sur la situation en vue de renforcer la vigilance des populations. Les échanges qui ont duré environ 5 heures ont porté globalement sur deux interrogations à savoir : Que faire face à la situation sécuritaire dans la localité ? Et quel comportement adopter pour faire face au terrorisme ?

Avant d’apporter des propositions de réponses aux deux interrogations, les organisateurs ont d’abord expliqué les situations qui pourraient favoriser l’enrôlement des terroristes dans la Province. Lesquelles situations qu’ils ont résumées entre autres aux conflits fonciers, à l’exclusion sociale pour allégation de sorcellerie ainsi que le manque d’information sur les modes de collaboration des terroristes. Pour ce faire, les responsables des services de sécurité ont demandé aux chefs coutumiers de se pencher plus sérieusement sur ces questions, qui pourraient selon eux faciliter l’intégration des forces du mal dans cette localité.

A en croire, le commandant de brigade de la gendarmerie de Yako( CB), Noé Tagnagou, 80 % des plaintes qui parviennent aux structures en charge de la sécurité du Passoré sont liées au problème foncier, à la vengeance communautaire ainsi que des allégations de sorcellerie. Face à ce constat, le commandant Tagnagou et son co-communicateur, Moussa Kadio, directeur provincial de la police nationale du Passoré(DPPN), ont invité les leaders coutumiers et religieux à s’impliquer très sérieusement dans la résolution desdits conflits. Quant aux points relatifs aux comportements à adopter pour contrer l’entrée des terroristes au Passoré, les responsables de la sécurité ont donné des consignes allant dans le sens de la dénonciation des comportements suspects, notamment la présence des personnes étrangères tout en  doublant de vigilance dans les gares, les lieux de cultes, les marchés ainsi que dans les établissements scolaires de la province et surtout à la dénonciation de tout regroupement de personnes enturbannées ou se déplaçant sur des motos «  ALOBA ». Les participants qui ont vivement salué l’initiative ont souhaité qu’elle prenne dorénavant compte des responsables religieux et coutumiers de l’ensemble des 9 communes de la Province. Du reste, les médias associés à la rencontre se sont eux aussi engagés à accompagner l’initiative à travers entre autres la diffusion des spots publicitaires et des émissions de sensibilisation dans les radios de la localité.

Zezouma Elie SANOU

(AIB-Passoré)

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