Promotion de l’industrie burkinabè

Les acteurs à la recherche du bon filon

Le ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat a réuni du 28 au 29 janvier 2021 à Bobo-Dioulasso les industriels afin de faire le bilan du symposium national sur l’industrie tenu en 2018. Les acteurs ont loué les efforts consentis par le gouvernement pour booster l’industrie burkinabè et  souhaité la poursuite des réformes pour la rendre  plus compétitive.

Le symposium national sur l’industrie tenu en 2018 avait adopté plusieurs recommandations regroupées en quatre thématiques. Il s’agit du cadre institutionnel et règlementaire, du financement et du renforcement des capacités, des facteurs de production et promotion des infrastructures de soutien à l’industrie, et enfin de la gouvernance économique et système d’information. Certaines de ces recommandations ont été mises en œuvre pendant que d’autres sont en cours d’exécution. La rencontre bilan du symposium national sur l’industrie organisé du 28 au 29 janvier 2021 à Bobo-Dioulasso a consisté à faire le point de la mise en œuvre de ces différentes recommandations, relevé les difficultés et dégagé des perspectives afin de redynamiser l’industrie burkinabè. A l’ouverture de la rencontre le 28 Janvier 2021, le président du groupement professionnel des industriels (GPI), Mahamadi Sanoh, a souligné que ces recommandations ont revigoré le secteur industriel dont l’état de santé laissait à désirer. Les actions entreprises, a-t-il relevé, ont permis de sauver certaines industries comme la société nationale sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO), la société nationale huilerie et savonnerie Citec (SN Citec) ou encore la société africaine de pneumatiques (SAP Olympic). Ce qui a  eu pour conséquences, se réjouit-il,  de sauvegarder les emplois et les  richesses nationales. M. Sanoh a souhaité que les initiatives salvatrices puissent être étendues  aux entreprises  confrontées aux mêmes difficultés. Pour lui, le GPI aborde alors la nouvelle année avec satisfaction et optimisme quant à la relance de l’industrie burkinabé malgré le contexte marqué par l’insécurité et   la maladie à coronavirus. Il a cependant invité le gouvernement  à combattre la fraude et la contrebande, à activer  la préférence locale dans les achats publics, à protéger les unités industrielles ou à transformer localement les produits agricoles et les ressources naturelles pour encourager la consommation des produits locaux. Le président de la délégation consulaire des Hauts Bassins, Lassiné Diawara, s’est dit également satisfait de la mise en œuvre des recommandations issues du symposium national sur l’industriel. Il a cité des mesures et des réformes engagées qui ont permis de sauver certaines industries dont l’état de santé a été aggravé par la COVID-19 et le contexte sécuritaire difficile. Ces mesures sont entre autres  l’adoption de nouveaux codes des investissements, la  promotion de la labellisation des produits burkinabè, le financement de la relance industrielle, ou la lutte contre la fraude. Lassiné Diawara a, tout comme le président du GPI,  souhaité la poursuite des reformes sur le foncier par l’aménagement des zones industrielles, et la mise en place d’un dispositif pour un meilleur suivi des résolutions issues de la présente rencontre. Il a par ailleurs souligné que la chambre de commerce a appuyé de nombreuses industries et  a marqué sa disponibilité à toujours accompagner le ministère en charge du commerce dans sa quête d’entreprendre des réformes pour  une industrie compétitive. Le ministre   de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Harouna Kaboré, a relevé pour sa part les nombreux efforts faits pour relancer le secteur industriel malgré le contexte difficile. Des acquis selon lui, ont été engrangés mais de nombreux défis restent à relever comme la fraude, le faible accès aux financements,  ou l’aménagement des zones industrielles. L’examen des recommandations du symposium national sur l’industrie, a-t-il dit, a permis de dégager des perspectives pour que l’industrie du Burkina Faso puisse prendre un réel envol.

Adaman DRABO

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