Institut des jeunes sourds du Faso

Des kits d’installation pour des couturiers et coiffeuses

L’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF) a remis le 15 janvier 2021 à Bobo-Dioulasso des kits d’installation aux jeunes handicapés en fin de formation en coiffure et en couture. C’est l’ONG « Light for the world »  qui a financé  la formation et le matériel à hauteur de 15 millions de FCFA.

L’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF) à Bobo-Dioulasso s’investit dans la prise en charge scolaire et professionnelle des jeunes présentant une déficience auditive. Elle s’occupe de 205 pensionnaires, et prend en charge 25 enfants placés dans des ateliers et centres de formation avec l’appui technique et financier de certains partenaires comme Mme Schaefer Esther de l’Alliance chrétienne et  l’ONG Light for the world. 5 de ces élèves formés en couture et en coiffure  ont reçu le 15 janvier 2021 des kits d’installation offerts par l’organisation. A l’occasion, le directeur de l’IJSF, Salam Ouédraogo, a remercié l’ONG qui, depuis plusieurs années, œuvre aux côtés de son institut afin de lui permettre, selon lui, d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Il s’agit, à l’entendre, de l’apprentissage professionnel de certains enfants en fin de cycle, de la scolarisation et l’enseignement des enfants en situation de handicap, de l’octroi des kits après chaque fin de formation professionnelle et des appuis financiers pour les formations des professeurs et encadreurs. « La remise du matériel témoigne de l’attachement de l’ONG à l’amélioration de la qualité et des conditions de vie scolaire et professionnelle des enfants en situation de handicap. Cet apport qualitatif de Light for the world permettra à n’en pas douter, à une insertion socio professionnelle des bénéficiaire », a dit M. Ouédraogo.

Soutenir les enfants handicapés

Les parents d’élèves de l’institut et les bénéficiaires ont aussi traduit leur reconnaissance à l’ONG. « Nous remercions Light for the world pour la formation et le matériel qu’elle nous a offerts. Nous sommes prêts à conquérir le marché de l’emploi et à travailler avec nos mains afin de montrer de quoi nous sommes capables », a rassuré en langage de signe, l’un des bénéficiaires, Boureima Traoré. Pour le directeur national de Light for the world, Elie Bagbila, la remise du kit revêt un caractère spécifique et symbolique pour la structure. Il s’agit, dit-il, de matérialiser ce que l’institut prêche comme vision depuis plus de trois décennies à savoir œuvrer à l’avènement d’une société inclusive où personne n’est laissée de côté. « La clé de l’inclusion sociale, c’est la participation pleine et entière de toute personne », martèle M. Bagbila. A l’entendre, la participation pleine et entière, pour le cas spécifique de la personne handicapée, fait appel, entre autres, à l’acceptation de sa situation de handicap et le renforcement de la confiance en soi par la personne handicapée elle-même, l’acceptation de la personne par sa famille et sa communauté de vie ou l’exercice d’une activité professionnelle ou génératrice de revenus. Il a prodigué des conseils aux parents en les invitant à suivre ce dont les enfants sont capables de réaliser et de soutenir leurs aspirations profondes à la formation et à l’emploi. Il a aussi exhorté les apprenants handicapés à développer la confiance en soi afin de susciter la motivation et l’accompagnement des parents. Il a appelé les nouveaux couturiers et coiffeurs handicapés à être des modèles qui vont convaincre les plus réticents et les plus sceptiques. Elie Bagbila a aussi donné des conseils aux instituions de formation car pour lui l’ONG est convaincue que « par la formation professionnelle et l’emploi rémunéré, la personne handicapée est à même de participer au même titre que tout autre acteur au développement communautaire ». Le directeur de l’ONG  Light for the world a loué l’IJSF qui fait de la filière professionnelle une filière de son programme d’enseignement.

Adaman DRABO

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