Centre est

Boulgou

Journée internationale de la femme

La commune de Zabré déroule
le tapis rouge aux femmes

Tenkodogo, (AIB) – La commune de Zabré, dans la région du Centre-Est, a déroulé le tapis rouge le dimanche 8 mars 2020 aux femmes et aux autorités, à l’occasion de la commémoration de la 163e Journée internationale du droit de la femme (JIF). Elle a été présidée par le gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine Ouédraogo et parrainée par le Prince Akim, PDG de l’hôtel Laafi. Des discours prononcés, un défilé féminin et une quête d’argent pour soutenir des déplacés internes, ont constitués les temps forts du cérémonial de la JIF 2020.

La communauté internationale commémore cette année 2020, la 163e Journée internationale du droit de la femme (JIF) édition 2020 sous le thème : «Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des femmes». Un thème qui coïncide avec la nouvelle campagne pluri générationnelle d’ONU Femmes, génération égalité, marque le 25e anniversaire de la déclaration et du Programme d’action de Beijing. Burkina Faso, le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a retenu le thème retenu: «Crise sécuritaire au Burkina Faso : quelles stratégies pour une meilleure résilience des femmes». De l’avis du gouverneur Antoine Ouédraogo, la célébration de la JIF est loin d’être un simple rituel encore moins une limitation stérile ou un effet de mode.  Pour lui, c’est pour renforcer les capacités des femmes à mieux relever les défis, que le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, organise conjointement, la 163e JIF et le 6e forum national des femmes sous un même thème.  «En dépit des actions entreprises, la crise sécuritaire engendre toujours des défis en termes de résilience des populations et particulièrement des femmes, la destruction des infrastructures publiques et privées, empêchant le fonctionnement des services essentiels de base dans les domaines de l’éducation, de l’eau et de la santé, avec pour corolaire des déplacements forcés et massifs des populations vers d’autres localités jugées «plus sûres», a déploré  Antoine Ouédraogo.

15 243 déplacés enregistrés au Centre-Est

Selon les données du secrétariat permanent du Conseil national des secours d’urgence (CONSUR), a dénombré à la date 27 janvier 2020, 613 792 personnes déplacées internes, composées de 57,88% d’enfants, 25,88% de femmes et 12,32% d’hommes. La région du Centre-Est a enregistré 15 243 déplacés dont 2165 hommes dont 3693 femmes et 9385 enfants. Le gouverneur Ouédraogo a précisé qu’un tel contexte favorise l’accentuation des inégalités entre les sexes, laissant transparaître les difficultés en termes d’accès à l’eau, aux aliments, l’accentuation de la vulnérabilité des femmes aux violences basées sur le genre, aux violences sexuelles et aux abus et à la mortalité maternelle, etc. Pour répondre de manière intégrée aux fragilités causées par la crise sécuritaire et favoriser cette résilience selon le milieu de vie des femmes, les actions spécifiques suivantes ont été aussi réalisées. Il s’agit de la mise en œuvre des sous-projets «entreprendre au féminin» et «lutte contre le mariage d’enfants» dans les régions à fort défi sécuritaire ; la mise en place de services de prise en charge psychosociale et sanitaire et l’implication des femmes dans la gestion des camps des réfugiés. La coordonnatrice régionale des femmes du Centre-Est, Abiba Kéré, souhaite des efforts soient faits par le gouverneur pour améliorer la protection des couches fragiles que constituent les enfants et les femmes. Elle a en outre rassuré que les femmes de la région sont résolument engagées pour leur pleine participation dans les actions d’édification d’un Burkina Faso de paix et de quiétude. «Nous avons besoin de l’implication de tout le monde, y compris des femmes qui savent que la paix est quelque chose de plus importante pour notre pays. Et le vivre ensemble permet de dérouler nos activités pérennement», a déclaré Hermann Yabré Zinguim, Coparrain de la JIF.

Bougnan NAON

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