Enseignement franco-arabe

 

Une campagne pour sensibiliser sur les réformes

Le Projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue franco-arabe (PREFA) a lancé la 4e campagne de sensibilisation pour d’adhésion à la réforme, la scolarisation dans les écoles franco-arabes et la promotion du genre, notamment l’accès et le maintien des filles dans lesdites écoles franco-arabes. Cette campagne couvre les régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, du Nord et du Sahel.

« La sensibilisation des partenaires de la mise en œuvre du projet d’adhésion à la réforme des écoles franco-arabes », c’est sous ce thème que se déroule la 4e campagne de sensibilisation pour l’adhésion à la réforme, la scolarisation dans les écoles franco-arabes et la promotion du genre, notamment l’accès et le maintien des filles dans ces écoles. Lancée le mardi 16 avril 2019 à Dédougou, cette campagne va, pendant huit jours, permettre d’obtenir l’adhésion de l’ensemble des communautés éducatives franco-arabes et des autorités administratives des régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, du Nord et du Sahel, selon le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro. A terme, trois mille six cent (3 600) personnes seront touchées, a précisé M. Ouaro. Il s’agit, entre autres, des promoteurs d’écoles franco-arabes, des leaders religieux et coutumiers, des parents d’élèves, des enseignants, des responsables des collectivités territoriales et des structures déconcentrées de l’éducation nationale. Pour ce faire, des communications sur la réforme des écoles franco-arabes, la scolarisation des filles et leur maintien dans les écoles franco-arabes, les autorisations d’ouverture et la reconnaissance des écoles privées seront exposées au public cible afin d’obtenir leur adhésion. Une campagne que le ministre en charge de l’éducation nationale considère comme « un coup de pouce inestimable » à la mise en œuvre du programme de développement stratégique de l’éducation de base qui vise une offre éducative de qualité inclusive et équitable, susceptible de favoriser l’atteinte des objectifs de développement durable.

« Plus qu’un programme, c’est vers une intégration effective des écoles franco-arabes dans le système éducatif que s’achemine le Burkina Faso, et du même coup, la matérialisation du volet éducation du programme politique du président du Faso », a souligné Pr Stanislas Ouaro. Pur produit des écoles franco-arabes formé en Arabie-Saoudite,  Amade Sanogo, représentant les promoteurs des écoles franco-arabes au lancement de cette campagne de sensibilisation, a fait la genèse de son parcours pour mettre en exergue les nombreux difficultés que rencontrent les apprenants de ces écoles sur le marché de l’emploi qui se sentent défavorisés, marginalisés et dévalorisés. Tout de même, avec les efforts du gouvernement pour la prise en compte des écoles franco-arabes dans le système éducatif, Amade Sanogo reste convaincu que le Burkina Faso sera parmi les meilleurs dans l’enseignement franco-arabe. Pour ce faire, le premier responsable a exhorté les acteurs de l’enseignement arabe à accompagner le gouvernement en s’engageant dans cette dynamique des réformes entreprises pour une meilleure prise en compte des écoles franco-arabes. Le parrain de la campagne, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Sény Ouédraogo, a interpelé les acteurs de l’enseignement franco-arabe pour une réforme aboutie afin « d’éviter que les apprenants qui y sortent ne deviennent un piège pour le pays ». Il a annoncé que des concertations sont en cours en vue d’un large recrutement des élèves-maîtres bilingues franco-arabes formés chaque année à l’Ecole nationale de l’enseignement du primaire (ENEP) de Loumbila. En rappel, le Burkina Faso dispose seulement au primaire de deux mille cinq cent (2 500) écoles franco-arabes, plus trois cent mille (300 000) apprenants, soit près de 10% des effectifs des écoles primaires du pays. Un chiffre qui représente 60% de l’effectif des écoles primaires privées.

Kamélé FAYAMA

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