Boulgou

Religion

Une nouvelle mosquée de vendredi inaugurée à Niaogho

 

Tenkodogo, (AIB) – Les fidèles musulmans de Niaogho ont désormais une mosquée de vendredi. Parrainé par le président de l’Assemblée nationale (AN), Alassane Bala Sakandé et sous l’autorité spirituelle de El Hadj Boubacar Sana, imam de la grande mosquée de Ouagadougou, l’ouverture officielle de la mosquée «An-Nour», dans le quartier Sinkakou de Niaogho, a eu lieu le vendredi 28 décembre 2018 à Niaogho.

La date du vendredi 28 décembre 2018 restera marquée à jamais en lettre d’or dans la mémoire collective de la population en générale et de la communauté musulmane de la commune de Niaogho, dans la région du Centre-Est, avec l’ouverture officielle de la mosquée «An-Nour», le vendredi 28 décembre 2018. D’une capacité d’environ 500 places, la cérémonie d’ouverture officielle de la mosquée «An-Nour», située dans le quartier Sinkakou de Niaogho, a été placée sous le parrainage du président de l’Assemblée nationale (AN), Alassane Bala Sakandé, de l’autorité spirituelle de El Hadj Boubacar Sana, imam de la grande mosquée de Ouagadougou et en présence des autorités régionales avec à leur tête, le gouverneur, Antoine Ouédraogo.

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Vêtus de leurs beaux habits des grands jours, ils étaient nombreux les fidèles musulmans (hommes, femmes et jeunes) de Niaogho, Coran en main, nappe de prière à l’épaule ont, à travers chants et lecture du coran, avec à leur tête, l’Imam de la mosquée de vendredi de Niaogho, le cheik, El Hadj Mouhamad Kiemtoré, ont pris d’assaut la nouvelle mosquée «An-Nour», pour témoigner leur reconnaissance à l’initiateur du projet et au parrain et prendre part à la première grande prière de vendredi, au côté de Alassane Bala Sakandé.

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Le message du parrain, Alassane Bala Sakandé  est on ne peut plus claire : «Qu’on soit musulman, catholique, animiste, protestant et où qu’on soit de telle ou telle confession, nous devons au Burkina Faso, travailler dans la paix dans l’amour, dans la cohésion et dans l’union entre les filles et fils pour la construction de notre nation. Le choix porté sur ma modeste personne pour parrainer cette cérémonie, n’est pas parce que je suis le président de l’Assemblée nationale ou que parce que je suis leur coreligionnaire. Nous les avons clairement dit qu’il n’y a pas que les mosquées que nous parrainons. Que ce soit une Eglise, un  temple ou toute autre inauguration de ce genre, nous sommes prêts parce que nous sommes là pour tout le peuple burkinabè et non pour une communauté donnée. Nous ne faisons pas de distinction par rapport à l’appartenance politique ou religieuse de tout un chacun. Nous sommes au service du peuple burkinabè».

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M. Sakandé a aussi rappelé que quand on dit Burkinabè, on ne dit pas Burkinabè catholique, musulman, protestant, animiste ou quoi que ce soit. C’est le fait d’appartenir à la même nation et à la même mère patrie. Alassane Bala Sakandé a de ce fait, demandé de travailler à ce qu’il y ait plus de cohésion, à davantage de dialogue inter religieux car, «ce qui nous rassemble ici, c’est parce que nous sommes tous et toutes Burkinabè», a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu et je remercie tous ceux qui ont œuvré pour que cette mosquée soit érigée. C’est une joie immense et une bénédiction pour nous d’accueillir des illustres hôtes pour l’inauguration de notre mosquée. Les travaux de construction de la mosquée que nous inaugurons ont duré un an, car ayant commencé le 17 décembre 2017.

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Elle a été construite avec la participation des fils et filles de la commune de Niaogho et avec l’aide de nos partenaires», a témoigné l’imam de la mosquée de vendredi de Niaogho, le cheik, El Hadj Mouhamad Kiemtoré. Il a aussi soutenu que l’érection d’une mosquée dans une localité démontre l’attachement des fidèles musulmans à leur religion et surtout, une tradition qui est encouragée par le prophète. «Lorsque celui-ci s’établissait à Médine, il a commencé par ériger une mosquée. C’est donc devenu une tradition pour toute communauté musulmane de construire une mosquée pour ensemble, y adorer leur Dieu», a conclu le cheik Mouhamad Kiemtoré. Pour Sinka François Moumouni, fidèle musulman de Niaogho, le choix du PAN est pour lui un choix bien muri, parce qu’il est un rassembleur et il ne fait pas aussi de différence entre les différentes confessions religieuses. «L’ouverture de cette mosquée de vendredi est la bienvenue pour les musulmans de Niaogho, ceux de toute la région du Centre-Est et principalement pour Allah, Dieu», confie Sinka François Moumouni.

Bougnan NAON

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