Le Burkina ouvre une école de guerre avec une première cuvée de 15 officiers
Ouagadougou, 18 sept. 2026 (AIB)-L’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur Tiéfo Amoro (IEMS-TA) a ouvert, vendredi, ses portes à sa première promotion composée de quinze officiers, pour une année de formation. Ces auditeurs, tous du grade de lieutenant-colonel, sortiront avec une double certification, notamment un brevet de l’École de guerre et un Master II dans leur domaine spécifique.
Selon le commandant de l’IEMS-TA, le Colonel-major Céleste Moussa Coulibaly, cette formation a été créée et baptisée « Expérience Nationale face aux menaces et Adaptation des Forces », « car le Camarade Président du Faso nous a instruits, ici même en décembre 2025, de profiter de cette guerre injuste qui nous est imposée et de nous en servir afin de développer notre outil de défense. »
Il a ajouté qu’il est attendu des auditeurs, en août 2027, des officiers stratèges capables d’analyser un environnement complexe et volatil, des professionnels polyvalents, résilients et experts du socle doctrinal national, des maîtres de la planification stratégique et opérative, capables de concevoir une campagne et de traduire une orientation politique en manœuvre militaire.
Le Colonel-major Coulibaly a également affirmé que de cette institution sortiront des chefs aptes à évoluer avec aisance dans des environnements interarmées et interministériels, anticipant même les ruptures géopolitiques et sécuritaires, et des esprits dotés d’une solide culture en sciences politiques et en relations internationales, capables de lire, rechercher, analyser, rédiger et argumenter au plus haut niveau universitaire ou militaire.
« Le Burkina Faso ne se contentera pas de grands chefs d’une Armée courageuse, il exigera une Armée qui soit à la fois courageuse, compétente, instruite, hautement disciplinée, loyale, patriote, adaptable et, par-dessus tout, capable de penser par elle-même. Il a besoin d’une génération d’officiers capables à la fois de défendre l’intégrité de son territoire et de conceptualiser son avenir stratégique », a-t-il conclu.
Le Chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, président de la cérémonie, a livré son discours, lu par le Chef d’État-Major général des armées, Moussa Diallo, indiquant que l’ouverture de cette École de guerre constitue bien plus qu’un événement académique.
Selon lui, elle marque une étape majeure dans la construction d’une pensée stratégique nationale, conformément à la claire vision et à la ferme volonté du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, à la hauteur des exigences de notre temps et des réalités sécuritaires qui sont les nôtres.
« Dans le domaine militaire, la souveraineté implique une exigence : celle de disposer de cadres capables de penser et de conduire la défense nationale à partir de notre propre environnement stratégique. C’est pourquoi le Burkina Faso doit être capable de produire sa propre pensée stratégique et militaire », a soutenu le Chef du gouvernement.
« Nous devons donc être capables de tirer des enseignements de nos propres expériences, sans complaisance, et construire notre propre modèle adapté à nos réalités. Afin d’être les plus efficaces possible, nous devons anticiper, agir, nous adapter », a-t-il souligné.
Agence d’information du Burkina
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