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« La France est le pays malade de l’Europe », Sophie Binet fustige le bilan de Macron
Ouagadougou, 21 sept. 2026 (AIB)- La secrétaire générale de la plus grande confédération syndicale française, la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, a qualifié la France de « pays malade de l’Europe », dénonçant dix ans de « politique de l’offre » du président Emmanuel Macron, qu’elle accuse de mener le pays au bord de la récession, lors d’une interview accordée à un média.
Mme Binet a indiqué que l’Hexagone était l’un des rares pays à se trouver au bord de la récession. Selon elle, bien que le contexte international ait influencé la situation actuelle, la cause principale réside dans la « politique de l’offre mise en place depuis dix ans » par le président français Emmanuel Macron.
Par ailleurs, la secrétaire générale de la CGT a critiqué le projet de budget pour 2027, présenté le 17 septembre 2026 par le Premier ministre français Sébastien Lecornu, le qualifiant de « dangereux » et estimant qu’il « sacrifie nos services publics ».
Lecornu a proposé de « geler » le budget de l’État, à l’exception de cinq ministères, dont celui des Armées, dont le financement sera augmenté.
Sophie Binet a rappelé l’« été calamiteux » à cause des incendies et de la canicule. Ces catastrophes, selon elle, auraient pu être évitées « si nos pompiers avaient les moyens » et « si on n’avait pas supprimé 45 000 lits dans les hôpitaux ».
« On est dans une situation où des millions de travailleurs et travailleuses sont obligés de choisir entre remplir leur caddie ou faire le plein », a-t-elle souligné, précisant que la question « n’est pas de baisser les dépenses », mais d’« augmenter les recettes ».
Début septembre, le président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Daniel Baal, a brossé un tableau sombre de la dette française, qu’il a qualifiée d’« inacceptable ».
Pour lui, « le seuil d’alerte est atteint depuis un moment, non seulement sur les taux, mais également à cause du volume de la dette française », et la nécessité de la rembourser à des conditions défavorables « rend cette dette encore plus difficilement acceptable ».
La dette publique française a atteint 117,5 % du PIB à la fin du mois de mars dernier, tandis que le rendement des obligations à dix ans est à son plus haut niveau depuis 2008.
Agence d’information du Burkina
RT

