Kénédougou : Des leaders communautaires outillés pour une meilleure gestion des conflits fonciers
Orodara, 31 mai 2026 (AIB) – Les autorités coutumières et les représentants des confessions religieuses de la province du Kénédougou ont pris part, du 29 au 30 mai 2026 à Orodara, à une session de formation sur les droits fonciers et les procédures judiciaires. L’activité visait à renforcer les capacités des acteurs communautaires pour une meilleure prévention et gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Initiée par l’ONG CARE en collaboration avec le Tribunal de grande instance de Orodara, cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme MOPSS, financé par la Coopération suédoise et DANIDA. Le programme est mis en œuvre par un consortium composé de SNV, APESS, ROPPA, RBN et Hub Rural.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur régional en charge des droits humains du Guiriko, Armand Héma, a salué la mobilisation des participants. Il les a invités à suivre avec intérêt les différentes communications afin de mieux jouer leur rôle dans la prévention des conflits et la promotion de la cohésion sociale au sein des communautés.
Le Haut-commissaire de la province du Kénédougou, Saïdou Sakira, a exprimé sa gratitude aux organisateurs pour le choix porté sur la province pour accueillir cette importante activité de renforcement des capacités.
Selon lui, les questions foncières constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour la paix sociale et le développement local. « Les leaders communautaires sont des acteurs clés dans la prévention et le règlement des conflits. Grâce à leur proximité avec les populations, ils contribuent à préserver les droits fonciers, à favoriser le dialogue et à renforcer la cohésion sociale », a-t-il indiqué.
Le premier responsable de la province a également invité les participants à tirer pleinement profit des enseignements qui leur seront dispensés afin de devenir des relais efficaces de sensibilisation et de médiation dans leurs localités respectives.
Pour M. Sakira, cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des droits humains, de prévention des conflits et de consolidation de la paix à travers une implication accrue des communautés dans la gestion durable des ressources naturelles.
Au nom des participants, Issouf Traoré, venu de Koloko, a salué la tenue de cette formation qu’il juge opportune. Selon lui, les connaissances acquises permettront aux leaders communautaires de mieux comprendre les textes relatifs au foncier et de contribuer davantage au règlement pacifique des différends dans leurs localités.
Agence d’information du Burkina
AK/wis

