Burkina-Comoé-Paludisme-Lutte
Niangoloko : Le PDS appelle à une lutte permanente contre les gîtes larvaires pour freiner le paludisme
Niangoloko, 10 août 2026 (AIB)- Le président de la Délégation spéciale communale (PDS) de Niangoloko, Ousséni Ouédraogo, a appelé le vendredi 7 août2026, les populations à faire de la destruction des gîtes larvaires et de l’assainissement de leur environnement une responsabilité collective et permanente, à la veille des Journées nationales de lutte anti-vectorielle (JNLAV), prévues les 8 et 9 août 2026.
« L’assainissement et la destruction des gîtes larvaires » ne doivent pas se limiter aux deux journées consacrées aux JNLAV, mais s’inscrire dans une dynamique communautaire durable visant à maintenir les quartiers et les villages propres et à réduire les conditions favorables à la prolifération des moustiques, a indiqué Ousséni Ouédraogo.
M. Ouédraogo s’exprimait vendredi lors d’une rencontre d’information et d’échanges sur les préparatifs des JNLAV 2026 dans la commune de Niangoloko .
La rencontre a réuni les autorités administratives et municipales, les directeurs et chefs de services, les leaders coutumiers et religieux, les organisations de la société civile, ainsi que des représentants des associations de femmes et de jeunes et des organisations professionnelles.
Selon le PDS, la lutte contre le paludisme ne saurait relever de la seule responsabilité des formations sanitaires. Elle commence dans les concessions, les quartiers, autour des habitations, dans les lieux de rassemblement et partout où des eaux stagnantes peuvent favoriser la prolifération des moustiques vecteurs.
« Nous devons faire de l’assainissement et de la destruction des gîtes larvaires une responsabilité collective et permanente », a-t-il insisté, appelant les populations à maintenir leur environnement propre au-delà des activités des JNLAV.
Pour le médecin-chef du Centre médical du secteur 06 de Niangoloko, Dr Ismaël Sawadogo, le paludisme demeure « le premier problème de santé publique » au Burkina Faso comme dans la commune.
Il a expliqué que la maladie constitue la première cause de consultation et d’hospitalisation dans les formations sanitaires et continue d’occasionner des décès, notamment chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Dr Sawadogo a également relevé que la majorité des gîtes larvaires sont d’origine humaine, invitant les populations à changer de comportements.
« Ce que l’homme a créé, l’homme peut le détruire », a-t-il soutenu, appelant chacun à contribuer à l’élimination des eaux stagnantes et autres lieux favorables à la reproduction des moustiques.
La rencontre a été marquée par une projection sur la lutte anti-vectorielle, présentée et expliquée par le spécialiste en hygiène publique, Boukary Sawadogo, suivie d’une séance d’informations et d’échanges avec les participants.
Les Journées nationales de lutte anti-vectorielle 2026 visent notamment à renforcer la prévention du paludisme à travers la destruction des gîtes larvaires et l’assainissement communautaire.
Agence d’information du Burkina
BBH/no/yos

